Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5008 Le 21/04/2017 | Partager

■ Il a 24 femmes et 146 enfants!
Le procès en polygamie de deux Canadiens, dont l'un revendiquant 24 femmes et 146 enfants, membres d'une secte mormone radicale, s'est ouvert lundi à Cranbrook (Colombie-Britannique). Winston Blackmore et James Marion Oler, qui ont respectivement 24 et 4 épouses, ont plaidé non coupables à l'ouverture d'un procès prévu sur deux semaines et se tenant 127 ans après l'interdiction de la polygamie au Canada. Les deux hommes, habitués des prétoires, dirigent des branches dissidentes de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, autre nom de l'Église mormone et dont le siège est à Salt Lake City (Utah). Plusieurs experts sont attendus au tribunal afin de statuer sur des documents comme des certificats de mariage récupérés dans un coffre-fort lors d'un raid de la police américaine en 2008 dans un ranch du Texas. Au cours des deux dernières décennies, trois procureurs ont été en charge de cette affaire sans poursuivre les deux hommes au motif que la loi interdisant la polygamie enfreignait le droit constitutionnel des Canadiens à la liberté de religion. La Cour suprême de la Colombie-Britannique avait finalement statué que cette interdiction de la polygamie était constitutionnelle.

■ Un banquet étrange sur le toit du Met
Avec Central Park et les gratte-ciel pour toile de fond, le sculpteur argentin Adrian Villar Rojas a créé sur le toit du Met à New York un étrange banquet, ressuscitant des dizaines d'objets du musée habituellement relégués derrière de quelconques vitrines. Au cœur de sa mise en scène, qui a ouvert vendredi dernier  au public sur la terrasse du bar du Met: neuf tables blanches, chacune «dressée» par l'artiste en associant de multiples objets choisis dans les départements du plus vaste des musées new-yorkais, de l'Egypte antique aux arts d'Afrique et d'Océanie en passant par l'art médiéval. Tous trouvent leur rôle dans ce banquet de plein air, utilisés de façon insolite par quelques figures modernes réunies pour l'occasion: comme les objets réalisés à partir de pièces du musée, les figures ont été fabriquées à partir de personnages réels, souvent des connaissances de l'artiste, qui ont été scannés, agrandis ou réduits, mis en forme par des imprimantes 3D et blanchis. Intitulée «Theater of Disappearance» (Théâtre de la disparition), la composition enchevêtre les époques, les civilisations, l'animé et l'inanimé, dans un exercice qui renvoie le musée à sa raison d'être. «L'idée est précisément celle-là: qu'est-ce qu'un musée aujourd'hui, quel est le sens d'un objet derrière une vitrine», explique Beatrice Galilee, commissaire de l'exposition. Sur l'une des tables, un chevalier gisant est étreint par une jeune fille moderne, en basket, sous le regard d'une loutre dressée.
Sur une autre, deux bras coupés tiennent une assiette, verre cassé et renversé à proximité, tandis qu'un personnage contemporain, baskets aux pieds et la tête enveloppée dans un grand châle, semble prêt à manger, dague et cruche sud-américaines posées sur la table.

 

 

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