International

Trump veut réformer les visas pour les travailleurs qualifiés

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5006 Le 19/04/2017 | Partager
Les célèbres visas H-1B sont plébiscités par la Silicon Valley
Un décret qui incite à «acheter américain»
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Dans son premier discours devant le Congrès, le 1er mars, Donald Trump avait plaidé pour l’abandon «du système actuel d’une immigration peu qualifiée». Montrant en exemple le Canada et l’Australie, il avait martelé sa volonté d’orienter le système américain vers un système «basé sur le mérite» (Ph. AFP)

«Acheter américain, embaucher américain»… Donald Trump a tenté hier mardi de donner corps à son slogan en signant un décret qui vise à réformer l’attribution des visas pour les travailleurs qualifiés. Sa marge de manoeuvre reste limitée en l’absence de réforme d’ampleur au Congrès. Par ce texte, le président américain veut faire évoluer les célèbres visas H-1B, très prisés par les sociétés spécialisées dans les nouvelles technologies, en luttant contre la «fraude et les abus», rapporte l’AFP.

Ces permis de travail (à durée déterminée) destinés aux scientifiques, ingénieurs et programmateurs informatiques, sont en particulier une passerelle pour de nombreux Indiens attirés par la Silicon Valley. Les Etats-Unis en délivrent quelque 85.000 par an. Le décret ordonne aux ministères (Travail, Justice, Sécurité intérieure, département d’Etat) de proposer des réformes pour que le programme H-1B revienne à son objectif initial. Celui de «donner des visas aux postulants les plus diplômés sur les postes les mieux payés».

Le président américain ne peut, d’une simple signature, modifier le nombre de visas alloués. Mais la Maison Blanche espère, avec ce texte, donner une impulsion avant une possible réforme législative dont les contours restent cependant très flous. «C’est une étape transitoire vers un système (d’immigration) plus centré sur les qualifications», selon un responsable américain.

Le décret que signera Donald Trump comportera également un volet «Buy American», réclamant une application plus stricte des lois existantes poussant à l’utilisation de biens fabriqués aux Etats-Unis dans les contrats publics. L’Alliance des manufacturiers américains s’est félicitée de cette initiative.

 

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