Culture

Festival de Fado Coup d’envoi de la première édition ce jeudi

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:5006 Le 19/04/2017 | Partager
Au programme: Concerts, expositions, conférences…
Sous le thème «L’Histoire du Fado»
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Rodrigo Costa Félix, producteur du Festival du Fado donnera également un concert en tant qu’invité de Luis Guerreiro aux côtés de  la jeune chanteuse Maura le 20 avril au Théâtre Mohammed V (Ph. RCF)

Ville lumière et capitale culturelle du Maroc, Rabat accueille au Théâtre Mohammed V la première édition du Festival de Fado les 20 et 21 avril. Depuis son lancement à Madrid en 2011, ce genre musical portugais aux émotions intenses s’invite dans 7 métropoles et pour la première fois en Afrique. Et c’est au Maroc que le festival a élu domicile. Une programmation riche et diversifiée sera proposée sous le thème «L’Histoire du Fado» afin d’initier les futurs fadistes. A la veille du lancement de ce nouvel évènement, L’Economiste est allé à la rencontre de Rodrigo Costa Félix, producteur du festival et chanteur précurseur de la nouvelle génération de fadistes.

- L’Economiste: Rabat est la première ville africaine à accueillir le festival de Fado. Qu’est-ce qui a motivé ce choix?
- Rodrigo Costa Félix:
Le Festival de Fado a beaucoup évolué depuis ses débuts à Madrid il y a 8 ans. Aujourd’hui, nous sommes présents au Brésil, en Argentine, au Chili et en Colombie. Notre objectif est d’être présents dans plusieurs pays tout en offrant la même qualité. L’Afrique, et plus précisément le Maroc, a une relation culturelle et historique avec le Portugal.  Organiser le Festival à Rabat nous a semblé logique.

- Comment peut-on décrire le Fado? Quelles sont ses caractéristiques?
- Le Fado est une musique urbaine comme  le Flamenco ou encore le Tango. Ce sont des musiques qui parlent d’émotions mais aussi du quotidien. Ecouter le Fado est une expérience très intense.
Ce genre est mélancolique mais aussi joyeux, car il chante et célèbre la vie. La sonorité unique de la guitare portugaise favorise ce sentiment.

- Ce style a-t-il connu une évolution avec le temps?
 - Oui. Au début, le Fado était une chanson des quartiers défavorisés de Lisbonne. Il n’a pas perdu ses caractéristiques populaires, mais il est devenu plus érudit, spécialement après Amalia Rodrigues qui a apporté la plus belle poésie portugaise à ce genre simple et, dans ce temps, mal aimé par les plus lettrés de la société de Lisbonne. Pour mieux connaître son histoire, j’invite le public à assister à la conférence de Rui Vieira Nery le 21 avril au Théâtre Mohammed V.

- Pouvez-vous nous en dire plus sur les artistes qui seront présents?
 - Luis Guerreiro est l’un des plus grands guitaristes portugais. Il va présenter quelques thèmes classiques du répertoire de cet instrument mais aussi de nouvelles compositions. Il aura comme invités, moi-même et Maura, une très jeune chanteuse qui est déjà reconnue dans le milieu. Carminho fait des tournées dans le monde entier et rencontre toujours un énorme succès. Ses interprétations sont très intenses et son répertoire formidable. Elle a aussi une capacité extraordinaire à communiquer avec le public, ce qui promet un spectacle mémorable.
Propos recueillis par Aïda BOUAZZA

 

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