Habillage_leco
Entreprises

Risma veut devenir une entreprise «on demand»

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5006 Le | Partager
Le fonds d’investissement aligne ses charges sur le taux d’occupation de ses hôtels
La société redevient bénéficiaire
Elle soigne ses ratios d’endettement, mais il lui reste encore des efforts à faire
risma_006.jpg

Même si son gearing commence à se rapprocher des normes du secteur, Risma doit encore fournir des efforts pour réduire son endettement. La société projette d’atteindre 100% sur les deux prochaines années

Risma revient de loin, de très loin. La société d’investissements hôteliers a résolument tourné la page du profit warning de l’exercice 2015 en dépit du contexte peu porteur du tourisme. Aujourd’hui, elle en a même tiré profit puisque la stratégie de rationalisation qui s’en est suivie est probante. Et ce ne sont pas les mines rassurées et rassurantes du management de fonds d’investissement lors de la présentation annuelle des résultats qui prouvent le contraire.

«Nous tendons aujourd’hui à devenir une entreprise on demand», soutient Amine Echcherki, président du directoire de Risma, qui explique que la société aligne désormais ses charges en fonction du taux d’occupation de ses hôtels. Et cela se traduit par de bonnes performances. Sans pour autant donner les chiffres, Echcherki assure, «les premiers mois de l’année sont globalement bons». La société a donc continué sur la lancée de l’an dernier. Malgré une légère baisse du chiffre d’affaires consolidé de 2016 (-5% à 1,4 milliard de DH), Risma redevient bénéficiaire affichant un résultat net positif de 91 millions de DH.

Sur les 25 établissements hôteliers dont elle dispose, Risma a enregistré plus de 1,3 million de nuitées en 2016 accaparant ainsi 7% des nuitées nationales. Mieux, son taux d’occupation s’est apprécié en moyenne de 7 points sur les 5 dernières années pour atteindre 62% uniquement sur les actifs stratégiques. Ceci dit, l’activité a légèrement été freinée par la mise en rénovation. Il s’agit notamment des Sofitel Marrakech (49 chambres fermées), Ibis CCC (38 chambres fermées) et Ibis Sidi Maârouf (16 chambres fermées). A cela s’ajoute la fermeture des deux Ibis de Casablanca gare et de Rabat Agdal rouvert en 2017.  

Parallèlement, Risma a soigné sa rentabilité d’exploitation. Il a fallu pour cela maîtriser son expansion en investissant «uniquement» dans le secteur économique qui est peu capitalistique et dans des villes phares. «Nous comptons justement investir davantage dans des hôtels 3 et 4 étoiles», confie le président du directoire qui explique que les acquisitions se feront en fonction des opportunités. Acquisitions soit de foncier soit d’hôtels déjà existants ou même les deux. Pour ce faire, elle va y consacrer une bonne partie du budget d’investissement pour 2017 qui s’élève à 120 millions de DH. Une autre importante partie de cet investissement sera dédiée à la rénovation du Sofitel Marrakech et de deux Ibis de Casablanca. Le reste servira pour la rénovation de l’existant.    

Outre l’activité, Risma a aussi maîtrisé ses équilibres financiers. Son gearing a désormais atteint un seuil (136%) conforme aux normes du secteur. Le management assure que ce ratio devrait connaître une tendance baissière suite aux développements futurs de la société. Il s’engage même à abaisser le gearing à 100% d’ici fin 2018. Il pourra compter pour cela sur un désengagement de certains actifs non stratégiques. Mais ce n’est pas encore acté.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc