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Dossier Spécial

CAM: Déjà 45 milliards de DH mobilisés pour le Plan Maroc Vert!

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5005 Le 18/04/2017 | Partager
Le groupe a dépassé ses objectifs en matière de financement et de production
Toutes les filières concernées: Agriculture, agro-industrie et activités en milieu rural
Création d’une structure dédiée pour adapter la banque aux orientations du plan
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Jamaleddine El Jamali, directeur général du groupe Crédit Agricole du Maroc: «Nous avions fait le pari, dès le départ du PVM, de doubler notre production globale agricole et agro-industrielle. Nous avons largement atteint notre objectif aujourd’hui»

Ce n’est un secret pour personne! Crédit Agricole du Maroc est fortement investi dans l’atteinte des objectifs du plan Maroc Vert. La banque a d’ailleurs consacré pas moins de 45 milliards de DH de financement depuis le lancement de ce plan en 2009. L’établissement a même adapté son organisation en fonction des orientations du plan. A l’occasion du Salon international de l’agriculture qui ouvre ses portes, aujourd’hui, Jamaleddine El Jamali, directeur général du groupe Crédit Agricole du Maroc, revient sur les engagements et les réalisations de la banque pour le développement de l’agriculture 

- L’Economiste: Quel bilan faites-vous du plan Maroc Vert depuis son démarrage? Quid de l’action de CAM dans ce cadre?
- Jamaleddine El Jamali:
Le plan Maroc Vert a dressé les contours d’une stratégie claire de développement de l’agriculture marocaine et a d’ailleurs fait de l’agriculture nationale l’un des principaux leviers de croissance économique et sociale de la décennie. Il a mis en place une approche efficiente des problématiques agricoles et un modèle gagnant qui a permis de solutionner et dépasser les défis auxquels est confrontée l’agriculture marocaine. Il a pris en compte la dualité de ce secteur vital pour notre pays et les contraintes liées à cela, dualité qui se reflète dans la coexistence d’une agriculture moderne à haute valeur ajoutée et  productivité et une agriculture petite, vivrière relevant plus du solidaire. Il y a apporté des solutions novatrices concrètes qui ont fait leurs preuves et ont permis d’enregistrer de francs succès reconnus aujourd’hui à l’échelle internationale.
Au GCAM, nous avons mis notre expertise en montages financiers et suivi de projets complexes au service du plan Maroc Vert. Dès l’annonce de son lancement en 2008, nous avons pris un engagement volontariste très ambitieux d’accompagner sa mise en œuvre par la mobilisation d’une enveloppe globale de 20 milliards de DH pour la période 2009-2013, répartie entre les trois segments d’exploitations agricoles. Nous avions fait le pari de doubler notre production globale agricole et agro-industrielle et avons largement atteint notre objectif puisque les réalisations se sont élevées à 24 milliards à fin 2013, donnant lieu à un nouvel engagement pour l’accompagnement de la 2e phase du PMV avec un nouveau montant de 25 milliards de DH pour la période 2014-2018. Là encore, nos objectifs intermédiaires sont à ce jour largement respectés. 
Il faut savoir que nous avons également ajusté notre organisation pour être en phase avec la nouvelle dynamique insufflée par le plan Maroc Vert. Cet ajustement s’est traduit par la création d’une structure dédiée, le Domaine Vert, chargée d’adapter la stratégie de la banque aux orientations du Plan Maroc Vert, notamment la contribution dans le financement de tous les maillons des  filières agricoles.
Nous avons fait preuve d’une grande adaptabilité afin de répondre aux besoins de financement de l’ensemble des projets issus du Plan Maroc Vert et avons cherché des solutions novatrices et structurelles qui répondraient aux besoins des petits agriculteurs non bancables et au double impératif de mission de service public et de respect des règles prudentielles. Pour cela, nous avons créé un nouveau système de financement qui est Tamwil El Fellah, filiale du GCAM et qui permet aux agriculteurs ayant des projets agricoles rentables d’accéder à un financement auquel ils n’ont pas accès à travers les systèmes traditionnels (banque classique et microcrédit) et ce dans le respect total des règles prudentielles adaptées aux spécificités de l’activité.

- Valeur aujourd’hui, quel est l’encours des crédits engagés dans le plan Maroc Vert? Quels sont les secteurs que vous privilégiez dans vos interventions?
- A aujourd’hui, nous avons octroyé, dans le cadre du plan Maroc Vert, 45 milliards de DH au profit de l’agriculture, l’agro-industrie et les activités économiques en milieu rural. Toutes les filières de production ont été concernées et ce dans toutes les régions du Royaume. Notre intervention a couvert aussi bien les cultures annuelles (céréales et légumineuses, maraîchage…) que les cultures pérennes (agrumes, oliviers...) conformément aux objectifs du PMV via des crédits de campagne permettant de couvrir l’ensemble des besoins d’installation de la culture et des crédits d’investissement à moyen ou long terme pour l’installation de plantation, le fonctionnement annuel pour l’entretien des jeunes plantations… 
Les filières identifiées comme prioritaires ont fait l’objet d’une action commerciale renforcée notamment par la création de produits adaptés, l’élaboration de guides d’information, la mise en place de conventions avec les associations professionnelles, etc. C’est le cas par exemple de la filière oléicole dont les objectifs en termes de plantations ont été atteints et dépassés, notamment grâce à l’action du Groupe Crédit Agricole du Maroc.

- Qu’en est-il du financement de l’agro-industrie?
- C’est un secteur qui n’est pas en reste. Pour l’accompagner, nous avons conçu des packs de financement dédiés qui répondent aux besoins de chaque maillon de la filière allant de la production, le stockage et le conditionnement à la transformation et la commercialisation. 
Les opérateurs de l’agro-industrie bénéficient également d’une panoplie de produits de financement de toutes les opérations à l’international à travers une plateforme moderne et performante. Nous avons aussi mis en place des structures  de financement et d’accompagnement dédiées notamment aux centres d’affaire agri-agro et les agences entreprises pour mieux servir les entreprises agro-industrielles.

- Où en êtes-vous arrivé dans le déploiement de la Banque participative? Avec quel partenaire êtes-vous associé et quelles sont vos ambitions sur ce marché?
- Nous avons obtenu l’agrément pour la création de notre banque participative avec ICD, filiale du Groupe de la Banque islamique de développement qui dispose d’une vaste expérience dans l’industrie de la banque participative et de l’industrie financière avec une expertise métier avérée en finance participative. Nous avons de grandes ambitions sur ce créneau où la demande est avérée et pour lequel nous proposerons des produits participatifs dédiés aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels tant en milieu rural qu’urbain, TPE, PME…
Nous accorderons un intérêt particulier aux agriculteurs pour lesquels nous proposerons des instruments participatifs innovants et adaptés au financement de l’agriculture et l’agrobusiness. Pour cela, nous démarrerons avec un réseau d’une vingtaine de points de vente avec une large zone de chalandise principalement dans le monde rural appuyé par des agences mobiles et des solutions de banque à distance.

Des résultats portés par le crédit

C’est bien l’activité du crédit qui reste le principal contributeur aux bonnes performances financières réalisées par Crédit Agricole du Maroc au cours de ces dernières années. «En effet, le Groupe a progressivement mis en œuvre une politique de crédit adaptée à notre double vocation à travers laquelle nous ambitionnons de renforcer notre position dans  le secteur agricole et d’améliorer nos parts de marché dans les autres segments (particuliers, professionnels…)», souligne El Jamali. Cela s’est accompagné par le renforcement du dispositif de gestion des risques permettant une meilleure maîtrise du coût du risque généré par le portefeuille. Le DG de la banque assure que CAM va continuer à améliorer sa contribution dans le financement de l’économie et accroître son volume de crédit, tout en poursuivant sa stratégie de diversification des sources de rentabilité  et ce afin de préserver et consolider ses bonnes performances. Justement, la banque a vu la part de ses activités de marché s’améliorer en raison de la réalisation d’un ensemble d’opérations sur son portefeuille de titres mais aussi de sa stratégie de diversification suite notamment  à l’acquisition de la société de bourse MSIN et de la société de gestion d’actifs Marogest. 

 

 

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