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Entreprises

CFC: Déjà plus de 120 entreprises labellisées

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5004 Le 17/04/2017 | Partager
Plusieurs géants mondiaux y ont installé leurs QG régionaux
La place offre de nombreux avantages

Casablanca Finance City continue d’attirer les entreprises. Sept années après son lancement officiel, la place qui n’a toujours pas d’existence physique à proprement dite (les premières livraisons du volet immobilier devraient intervenir en fin d’année), a réussi à réunir un écosystème non négligeable d’entreprises de renom.

Selon nos informations, elles sont plus de 120 à avoir opté pour la place financière de Casablanca pour diriger leurs activités vers le continent africain. Le dernier groupe en date à avoir obtenu le statut CFC n’est autre que Marubeni, le géant japonais du négoce, qui va prochainement installer son siège régional à Casablanca, qui lui servira de base stratégique en Afrique de l’Ouest pour développer et promouvoir de nouvelles affaires sur les marchés africains.

Continental Tyre, Ford Motor Compagny, Schweppes, Essilor… ont tous aussi fait le pari de Casablanca comme base pour leurs activités africaines. Ils font partie des entreprises non financières qu’accueille la place économique et financière de la métropole. Actuellement, ces entreprises qui sont pour une bonne partie déjà installées dans Casablanca en attendant de déménager une fois l’offre immobilière livrée dans le quartier d’affaires Casa Anfa. Elles ont pour la plupart déjà lancé leurs activités.

Outre les sociétés non financières, CFC abrite également des sociétés des métiers de la banque et l’assurance (BNP Paribas, Société Générale, AIG, Mamda Re, BOA, Bank of China…), des conseils juridiques et en stratégie (Coface, Roland Berger, Valyans, BCG…) ainsi que des sociétés de gestion (Africa 50, Wendel, Invest AD, Onyx…). Les entreprises marocaines à vocation africaine ne sont pas en reste puisqu’elles sont plusieurs dizaines à avoir décroché le statut.  

Si CFC est parvenue à concentrer cet important écosystème d’entreprises, c’est que l’offre Maroc est assez complète. Il y a d’abord un cadre institutionnel et réglementaire adéquat puis le régime fiscal avantageux, même si la fiscalité n’est pas le principal atout de CFC et la flexibilité des changes. A cela s’ajoute la formation. Casablanca dispose en effet des principales certifications internationales dans tous les services financiers (ndlr: CFA, CISI, CII). Même chose pour le volet justice pour lequel un cycle de formation pour les juges du tribunal de commerce de Casablanca a été mis en place.

Dans le même registre, CFC s’est doté d’un Centre international marocain d’arbitrage. Il ne peut y avoir de centre financier sans centre d’arbitrage et sans flexibilité de change. Justement, le Maroc se dirige à grands pas vers un régime de change plus flexible même si dans le cadre de CFC le contrôle des changes ne s’applique pas aux entreprises labellisées. Elles sont libres de gérer leurs avoirs en devises de source étrangère et bénéficier de la suppression des conditions sur l’investissement à l’étranger pour le Private Equity.

Le premier centre d’Afrique

Casablanca Finance City a réussi en l’espace de quelques  années à devenir le premier centre financier du continent. Au dernier pointage, la place financière gagne trois places pour se positionner à la 30e position du tout dernier classement du Global Financial Centres Index (GFCI). Le centre financier de Casablanca qui s’approche inexorablement de Paris (29e) est 3e dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord après Dubaï (25e) et Abu Dhabi (28e). Mieux encore, CFC ressort parmi les 15 centres financiers qui seront amenés à devenir les plus importants dans les années à venir.

 

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