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Courrier des Lecteurs

Déclin de l’école publique

Par L'Economiste | Edition N°:5002 Le 13/04/2017 | Partager

■ Un catalyseur de violence!

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J’ai lu avec attention votre tribune du 10 avril dernier sur la faillite du système scolaire marocain. Je rejoins l’idée d’Alain Bentolila lorsqu’il fait état des résultats désastreux des élèves, notamment concernant les langues. En effet, le bagage linguistique est essentiel pour les citoyens de demain dans leur vie personnelle et même professionnelle. Il permet de s’affronter avec des mots plutôt qu’en venir aux mains et faire usage de la violence! Néanmoins, il faut proposer au gouvernement des solutions concrètes et les appliquer. Il est vital de former davantage les enseignants sur les nouvelles technologies en matière d’apprentissage, mais également sur la pédagogie. Les effectifs des classes devraient également être réduits pour que les élèves assimilent plus facilement les cours et les travaux pratiques. Le ministère doit également revoir intégralement le contenu des manuels scolaires qui semble quelque peu révolu avec l’expansion du 2.0!
B.S.
■ Une faillite irréversible?
Depuis l’arabisation de l’enseignement public il y a une trentaine d’années, les gouvernements qui se sont succédé se sont rendu compte que quelque chose a été détruit. Ils ont essayé de réparer les dégâts à coups de milliards de dirhams, mais cela a été une gabegie monumentale. Le dernier échec lamentable reste le plan d’urgence qui a englouti plusieurs dizaines de milliards de DH. Les responsables savent pertinemment que le problème de l’éducation concerne la langue d’enseignement, en l’occurrence l’arabe. On ne peut plus continuer à enseigner à nos écoliers en arabe alors qu’ils sont destinés à poursuivre leurs études supérieures en français. Les pouvoirs publics s’entêtent à regarder ailleurs. Il faudrait agir exactement comme le Maroc avait fait lorsqu’il a accédé à l’indépendance dans les années 50 et faire appel à des compétences, fussent-elles étrangères, pour contribuer à la reconstruction de l’enseignement sur des bases solides. Sinon la situation ne fera qu’empirer!
 W.M.

                                                                          

 

■ Nouveau gouvernement: Une copie de  l’ancien!
Le nouveau gouvernement  n’a de «nouveau» que le titre. En effet, les secteurs économiques les plus importants et stratégiques pour le pays sont toujours entre les mains des mêmes  politiciens. Il s’agit notamment de l’économie, de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme ou encore de la santé. La seule réelle nouveauté réside dans l’attribution du secteur de l’enseignement à un technocrate. On espère du changement au moins à ce niveau!
M.B

■ Passages piétons: Alerte aux responsables!
Chaque jour, les radios nationales et privées ne cessent d’accuser les citoyens de ne pas respecter les passages piétons! Pourtant, c’est parfois tout bonnement impossible à exécuter à la lettre… C’est notamment le cas pour le tronçon du boulevard Oum Rbia à Casablanca situé face à l’immeuble de la sécurité sociale ou encore sur le boulevard Brahim Roudani et bien d’autres endroits… qui ne comportent aucun passage piéton. Que faire? Autre exemple, autres risques encourus: la traversée de nombreux piétons à l’entrée des tunnels de la ville blanche. Ils ne sont visibles qu’au dernier moment et courent clairement un grave danger.
M.C.
■ Stade Mohammed V: De sérieux désagréments pour les riverains

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Mais quelle idée de rouvrir le stade d’honneur de Casablanca! La première semaine s’est soldée par l’organisation de trois matchs, bloquant ainsi trois après-midi complètes! Beaucoup trop pour les riverains et les commerçants qui subissent les désagréments de ces évènements sportifs à grande échelle! Les commerçants sont en effet obligés de fermer. Quant aux habitants des quartiers environnants, bon nombre d’entre eux ne parviennent pas à se rendre à leur domicile ou à le quitter durant les heures de jeu! Sans parler des dégâts de casse qui sont monnaie courante à la sortie des matchs… Il faudrait sérieusement penser à connecter ce stade à un système de transport en commun et trouver des solutions pour limiter les retombées liées à l’effet de foule. Cela devient urgent!
J.B.

■ Football: Où sont passés nos talents?
Les clubs de football éprouvent depuis quelques années de réelles difficultés à former des talents. En fait, ce ne sont plus les mérites qui importent mais les pistons! Pire encore, l’argent a souvent le dernier mot et la corruption est monnaie courante. Tout ceci est consternant. Ce n’est pas en maintenant de telles pratiques que le niveau des joueurs évoluera… Il faut à tout prix injecter des valeurs et une véritable éthique dans ce domaine si l’on souhaite qu’il regagne un jour ses lettres de noblesse. A bon entendeur…!
L.P.

 

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