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International

Compétitivité touristique/WEF: La destination Maroc recule

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4998 Le 07/04/2017 | Partager
Les RH et le marché du travail, la santé et l’hygiène… les boulets
Sécurité, environnement des affaires, prix, ressources… les bons points
Le pays domine toujours dans la région Mena
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En matière de compétitivité touristique, le Maroc devance plusieurs de ses voisins arabes. Il enregistre de bons scores par rapport à plusieurs critères mais accuse du retard sur d’autres

Le Maroc a dégringolé en matière de compétitivité touristique, mais il consolide toujours ses positions malgré une conjoncture internationale défavorable (attentats, conflits géopolitiques…). Sur un total de 136 pays, il arrive au 65e rang dans l’Indice 2017 de la compétitivité touristique et des voyages, établi par le Forum économique mondial (WEF). Sur une échelle de 1 à 7, son indice s’inscrit à 3,8%. Lors de la dernière édition datée de 2015, le Royaume a affiché le même score et est arrivé 62e sur 141 pays. Ce sont trois places de perdues!

Pour effectuer son classement, le WEF s’est basé sur plusieurs critères. Le Maroc obtient son meilleur score en matière de sécurité (20e) avec les mesures prises ces dernières années pour contrer le terrorisme. Il est bien classé aussi par rapport à la priorité donnée aux voyages et au tourisme, l’environnement des affaires, les bons prix... Le tourisme est considéré comme un secteur stratégique pour le pays et il a été considérablement développé. Les touristes sont attirés par les ressources culturelles et naturelles outre les voyages d’affaires.  De même, le secteur bénéficie d’un cadre relativement sûr et d’un environnement des affaires favorable.

L’infrastructure du pays joue également un rôle important. De ce fait, il est nécessaire de développer la logistique du transport aérien, terrestre et portuaire.
Sur le volet de la compétitivité des prix, le Maroc est classé 47e. En ce qui concerne l’indice des prix des hôtels, la destination figure en 37e position. Des améliorations ont été relevées par rapport à l’indice de développement des TIC.

Tout n’est pas rose dans le document du WEF, puisque le Maroc traîne encore des boulets. Plusieurs chantiers doivent être accélérés, à commencer par les ressources humaines et le marché du travail (117e). Les experts du WEF demandent d’investir davantage dans ce créneau pour le rendre plus flexible. De mauvais points sont attribués pour la santé et l’hygiène où le Maroc se situe à la 99e position. Sont visés en particulier la disponibilité de la capacité litière (110e) et l’accès à l’eau potable (108e). Ce sont les principaux obstacles à la compétitivité.  Ils recommandent aussi une meilleure ouverture à l’international.

En comparaison avec des pays de la région Mena, la destination reste attractive, en raison notamment de sa capacité de résilience face aux chocs extérieurs. Le Maroc devance l’Egypte (74e), la Tunisie  (87e) et l’Algérie (118e) où l’insécurité et le terrorisme ont freiné l’expansion du tourisme.

Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les Emirats arabes unis mènent le classement, suivis par le Qatar, Bahreïn et l’Arabie saoudite. Ces destinations affichent des prix compétitifs et développent leurs infrastructures. Mais d’autres pays restent handicapés par les tensions géopolitiques.  Aussi, les ressources naturelles et culturelles sont principalement sous-exploitées et l’ouverture internationale est encore limitée.

Au niveau mondial, l’Espagne prend la tête du classement de l’Indice de la compétitivité touristique et des voyages. Un succès attribué aux nouveaux emplois créés, aux ressources culturelles et naturelles, aux infrastructures et à la capacité du pays de s’adapter aux habitudes de consommation numérique.

Les indicateurs

Après une petite croissance en 2016 (+1,5%), le secteur touristique retrouve sa bonne dynamique. Sur les deux premiers mois de l’année, les arrivées aux postes-frontières ont progressé de 10,5% en glissement annuel, indique le ministère du Tourisme. Fait marquant, le nombre de touristes étrangers progresse de 14,4% contre 5% pour les Marocains résidant à l’étranger (MRE). Ces performances influent logiquement sur les nuitées qui ont crû de 18,8% dans les établissements d’hébergement touristique. Si la reprise s’explique par la bonne dynamique des marchés traditionnels (+6% pour la France, +22% pour l’Espagne et +19% pour l’Allemagne), elle est aussi due aux marchés émergents. Pour preuve, les arrivées depuis la Chine ont enregistré un bond spectaculaire (+923%). Cette dynamique a été également observée à l’échelle des principales destinations touristiques du Royaume qui ont enregistré une croissance à deux chiffres durant les deux premiers mois de l’année. C’est le cas pour Marrakech (17%), Agadir (19%), Fès (37%), Tanger (25%) et Casablanca (8%).

 

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