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Economie

Gouvernance et leadership: Le gotha africain à Marrakech

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4998 Le 07/04/2017 | Partager
500 personnalités participent au Governance Week End de la fondation Mo Ibrahim
Son dernier indice souligne les dangers qui entravent la croissance du continent
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Parmi les grandes personnalités participantes, l’ancien Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, l’artiste engagé Bono et l’avocat et producteur Bobby Shriver

Marrakech abrite le Governance Week End de la fondation Mo Ibrahim. Une rencontre annuelle de la fondation créée par le milliardaire soudanais Mo Ibrahim et à laquelle de nombreuses organisations et personnalités, issues du continent africain et d’autres continents seront présentes. Pendant trois jours, dirigeants politiques et chefs d’entreprises africains ou entretenant des liens avec le continent, vont identifier les enjeux politiques clés et échanger sur les moyens de conforter gouvernance et leadership sur le continent.

Parmi les grands invités, l’ancien Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, Horst Kohler, ancien président de la république fédérale allemande, Bono, leader du mythique groupe de musique U2, créateur avec l’avocat et producteur Bobby Shriver (issu de la famille Kennedy) du Product Red, une initiative pour amasser de l’argent pour le fonds mondial de lutte contre le Sida. L’édition cette année du Governance Week End revêt un caractère particulier, puisque la fondation célèbre dix années d’efforts pour placer la gouvernance et le leadership au centre des débats autour du développement. Une occasion aussi pour présenter le dernier rapport de la fondation, «un point de bascule pour l’Afrique».

L’indice qui a examiné l’évolution de la gouvernance au cours des 10 dernières années dresse un tableau mitigé du continent qui, bien qu’il soit doté de capacités est entravé par les menaces croissantes pesant sur la sécurité et sur l’état de droit. Le rapport met particulièrement le doigt sur la non-employabilité des jeunes. Si le cycle des matières premières a alimenté la croissance du PIB dans de nombreux pays africains, il n’a pratiquement pas créé d’emplois nouveaux et le taux de chômage est toujours aussi élevé.

La jeunesse de l’Afrique est un atout dont on ne saisit pas totalement l’ampleur. En effet, et bien qu’elle ait bénéficié d’une éducation, celle-ci a été rarement dotée des compétences dont l’économie a besoin, souligne le rapport. «Les attentes de ces jeunes deviendront frustration et colère s’ils ne trouvent pas d’emploi et n’ont pas voix au chapitre», met en garde Mo Ibrahim, président de la fondation. Ce désenchantement à l’égard du modèle démocratique et le manque d’opportunités économiques peuvent créer un «mélange toxique» qui ne peut que conforter l’attrait à l’émigration et à l’extrémisme violent, estiment les experts de la fondation.

 

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