Entreprises

Le secteur de la plasturgie négocie sa transition

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:4998 Le 07/04/2017 | Partager
L’opération zéro mika dicte un nouveau business model
Plus de 22 pays et 300 exposants à Plastexpo
salon_plasturgie_098.jpg

 La filière de la plasturgie est en pleine transition. Les opérateurs reconfigurent l’outil industriel pour se reconvertir dans d’autres activités liées à l’emballage (Ph. P.E.)

Le salon international du plastique, caoutchouc  et composites (Plastexpo) a ouvert ses portes du 5 au 8 avril, pour la 7e année consécutive. L’événement est organisé par la Fédération marocaine de plasturgie en collaboration avec Global Online Service, sous le thème: «la plasturgie au service de la santé et de l’environnement». Parallèlement à l’événement, se tient la 2e édition du salon de l’emballage plastique, des machines et accessoires (Plastpack). Cette édition accueille 22 pays et 300 exposants à la Foire internationale de Casablanca (Allemagne, Autriche, Brésil, Chine, Corée du sud, Egypte, Espagne, France, Italie, Portugal…).

«Des leaders du marché mondial participent à ce salon pour créer des contacts à forte valeur ajoutée et présenter leurs innovations», soutient le comité d’organisation. En marge du salon, se tient la 1re édition du congrès international Plasturgia, qui réunit des écoles et facultés exposant des projets et recherches en matière de plasturgie (Université Cadi Ayyad, Université Hassan II...). A l’échelle continentale, le Maroc est classé à la 2e place des industries de la plasturgie. La filière locale compte environ 650 entreprises, qui emploient près de 52.000 salariés (emplois directs). Lors de la COP22, la corporation des plasturgistes s’est engagée à atteindre un objectif de zéro déchet plastique dans les décharges à l’horizon 2025.

L’adoption de la loi 77-15, communément appelée «zéro mika» s’est traduite par plusieurs rebondissements. Le Maroc a interdit «l’usage des sacs plastiques de caisse et non le plastique», précise M’hamed Younes Lahlou, président de la Fédération marocaine de plasturgie. En effet, la matière première reste utilisée dans l’emballage alimentaire, l’automobile, l’aéronautique, le bâtiment, le textile… pour les avantages qu’elle offre ainsi que l’économie d’énergie qu’elle permet de faire. L’un des axes de travail des professionnels de la filière est le recyclage. Des opérateurs européens de la revalorisation en ont profité pour présenter des solutions. En 2016, plus de 25,8 millions de tonnes de plastique ont été rejetées.

Environ 29,7% des rejets ont été recyclés, 39,5% valorisés en énergie et 30,8% conduits dans des sites d’enfouissement. Le Maroc développe une vision stratégique à l’horizon 2023, qui permettrait de dégager un chiffre d’affaires potentiel proche de 28 milliards de DH pour la filière.
Parmi les exposants, l’entreprise Rouleau Plast. Une firme qui fabrique des emballages (sacs non tissés, sacs et sachets en papier, collecte de déchets, emballages industriels…). Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur les sacs plastiques de caisse, plusieurs plasturgistes ont diversifié leur catalogue. «Nous avons diversifié notre offre avec la production de sacs non tissés, emballages craft et en papier afin de nous adapter au marché», explique Ghita Haloui, manager chez Rouleau Plast.

Pour sa part, Plasticolor a animé un stand. L’entreprise est l’un des leaders du marché de distribution de matières et équipements plastiques sur les pays du Maghreb (Tunisie, Maroc, Algérie, Libye). Pour ses représentants, le salon est un moyen de marquer sa présence sur le marché local.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc