Politique

Gouvernement El Othmani: Beaucoup de retours et quelques chaises musicales

Par L'Economiste | Edition N°:4997 Le 06/04/2017 | Partager

Abdelouafi Laftit

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Il est nommé ministre de l’Intérieur à la place de Mohamed Hassad, parti prendre en charge l’épineux département de l’Education nationale. En trois ans, le wali de la région de Rabat-Salé a transformé la capitale en chantiers. En effet, il pilote la réalisation d’un vaste programme de mise à niveau urbaine, baptisé «Rabat, ville lumière». Il a ouvert tellement de chantiers dans plusieurs zones de Rabat au point qu’une partie de la population l’a surnommé le «tracs», en raison de son action musclée dans la récupération du domaine public. Le wali, qui évite la presse, est connu pour ses confrontations avec le PJD.

Nacer Bourita

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Il est nommé au poste de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en remplacement de Salaheddine Mezouar. Dans l’équipe Benkirane II, il a été appelé  pour redynamiser la diplomatie marocaine. C’est un homme de dossiers. Il connaît la maison et devra donner une trajectoire plus solide à ce département.

Mohamed Hassad

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Il quitte l’Intérieur pour le ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle et de la Recherche scientifique. Pourtant, il a rempli sa mission sans faute, avec l’organisation de multiples élections dont les plus en vue étaient les communales du 4 septembre 2015 et les législatives du 7 octobre dernier. Cet ancien wali de Marrakech et de Tanger, ex-PDG de la RAM et de l’Agence spéciale Tanger-Med, a fait sa carrière dans le sillage de son mentor Abdelaziz Méziane Belfkih.

Mohamed Boussaid (RNI)

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Mohamed Boussaid conserve son poste de ministre de l’Economie et des Finances. Le chef du gouvernement a opté pour la continuité dans ce secteur stratégique. Son bilan, en l’espace de trois ans, en dit long sur les capacités du ministre à rétablir les équilibres macro-économiques et surtout réduire le déficit budgétaire à 3,9% en 2016 alors qu’il l’avait trouvé à plus de 7% à son arrivée en octobre 2013. Sur son tableau de bord, la réforme fiscale et la refonte du ministère.

Nabil Benabdallah (PPS)

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Il rempile au ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la villle. Visiblement,  l’épisode de disgrâce et le rappel à l’ordre suite à ses déclarations sur l’hégémonie  (attahakoum) n’a pas joué en sa défaveur. Ni sa proximité avec Benkirane.

Mohamed Sajid (UC)

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Il débarque au gouvernement en tant que ministre du Tourisme, du Transport aérien, de l’Artisanat et de l’Economie sociale. C’est une grosse machine mise entre les mains de l’ancien maire de Casablanca et secrétaire général de l’UC. Ce businessman est un homme de dialogue et d’écoute.

Moulay Hafid Elalamy (RNI)

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Moulay Hafid Elalamy est reconduit en tant que ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique. En 3 ans, l’ancien président de la CGEM a réussi à remettre sur orbite internationale le Maroc en redynamisant. le plan d’Accélération industrielle.

Aziz Akhannouch (RNI)

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Il est toujours ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts. Il est à son troisième mandat gouvernemental sans discontinuité. Bien plus, il s’est, cette fois-ci, renforcé par l’intégration d’autres départements comme l’Eau et les Eaux et Forêts. Son maintien à la tête du portefeuille de l’Agriculture s’explique par le succès du plan Maroc Vert. Aziz Akhannouch est monté en puissance au cours des derniers mois. Alors que son parti s’est classé 4e lors des dernières législatives, et que le président du RNI, a jeté l’éponge, il est apparu comme une pièce maîtresse dans les négociations pour la formation du gouvernement avec Abdelilah Benkirane comme avec Saadeddine El Othmani. Juste avant, il avait préempté la présidence du RNI, à la faveur d’un congrès extraordinaire, au lendemain des dernières élections législatives.

Mustapha Ramid (PJD)

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Il quitte la Justice pour le ministère d’Etat, chargé des Droits de l’homme. Au cours de son mandat, il a lancé la réforme de la justice, qui a abouti à la séparation entre le parquet général et la tutelle exercée par le ministère. Mais, parallèlement, il a ouvert plusieurs fronts contre les corporations de la justice comme les avocats, les magistrats, les greffiers et les huissiers de justice.

Mohamed Aujjar (RNI)

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Mohamed Aujjar hérite du ministère de la Justice, sous l’étiquette du RNI où il était membre du bureau politique avant de rejoindre le poste d’ambassadeur du Maroc pour les droits de l’homme à Genève. Mohamed Aujjar  n’est pas un inconnu de la politique. Il a été ministre des Droits de l’homme dans le gouvernement d’alternance. Cet ancien journaliste de Mithaq El Watani, qui a vécu au début de sa carrière politique dans l’ombre d’Ahmed Osman, l’ancien président fondateur du RNI, n’aura pas de difficultés à stabiliser le département de la Justice dont plusieurs corps étaient entrés en conflit avec le sortant Mustapha Ramid.

Rachid Talbi Alami (RNI)

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Il est porté à la tête du ministère de la Jeunesse et des Sports. Avant d’occuper ce poste, Rachid Talbi Alami a été président de la Chambre des représentants de 2014 à la fin de la dernière législature. Il a été tour à tour ministre de l’Industrie et des Affaires générales et économiques dans le gouvernement dirigé par Driss Jettou. Au niveau politique, Talbi est le coordinateur régional du parti à Tanger-Tétouan. Il est également président de la commission préparatoire du prochain congrès du RNI qui aura lieu les 19 et 20 mai à El Jadida.

Aziz Rebbah (PJD)

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Aziz Rebbah est reconduit mais change de portefeuille pour aller au département de l’Energie, des Mines et du Développement durable. Il a été critiqué pour sa gestion des secteurs de l’Equipement notamment, à cause du ralentissement de certains grands chantiers. Dans le secteur de la logistique, il s’est attiré les foudres des professionnels. De son passage, on aura gardé la publication des listes des agréments dans le transport, mais sans vision pour la réforme de ce secteur. C’était plus de la poudre aux yeux pour alimenter la politique politicienne.

Ahmed Toufiq

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Ahmed Toufiq a conservé les Habous et les Affaires islamiques. Né en 1943 à Marigha dans le Haut Atlas, il est titulaire d’une licence en histoire, d’un certificat en archéologie et d’un diplôme de 3e cycle à la faculté des lettres à Rabat. En 1976, Toufiq a été vice-doyen de la faculté des lettres de Rabat où il exerçait en tant que professeur d’histoire. Il a été par la suite nommé directeur de l’Institut des études africaines (1989) puis directeur de la Bibliothèque générale en 1995.

El Houcine El Ouardi (PPS)

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Il est reconduit à la tête du département de la Santé. Dans les enquêtes menées par L’Economiste, la cote de popularité du ministre du PPS dépassait de loin les plus anciens des ministres politiques. Outre l’ouverture du capital des cliniques privées aux non médecins, El Houcine Louardi a acquis son capital de sympathie auprès de l’opinion publique après la réduction des prix de centaines de médicaments.

Mohamed Yatim (PJD)

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Mohamed Yatim entre au gouvernement pour être ministre de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle. Il succède à Abdeslam Saddiki. L’ancien patron de l’UNMT, bras syndical du PJD, risque de susciter la colère des autres centrales qui vont lui reprocher de privilégier ses anciens camarades.

Abdelkader Amara (PJD)

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Abdelkader Amara est nommé à la tête du ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau. Dans son ancien poste à l’Energie et les Mines, Amara n’a pas été visible dans ce secteur. Les établissements publics comme Masen et l’ONEE lui ont fait de l’ombre. L’ancien ministre du Commerce et de l’Industrie a brillé par son absence lors de la COP22 à Marrakech.

Bassima El Hakkaoui (PJD)

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Elle revient en tant que ministre de la Famille, de la Solidarité, de l’Egalité et du Développement social.  Son bilan avec le gouvernement sortant est restée mitigé. À l’issue de sorties médiatiques parfois controversées, elle a tenté de réorganiser l’octroi des subventions aux associations. Elle a élaboré la loi sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes. Elle a mis en place la stratégie de l’égalité «Ikram» dont le bilan a été jugé décevant par l’écrasante majorité des associations du secteur.

Mohamed Laâraj (MP)

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Mohamed Laâraj devient ministre de la Culture et de la communication. Ce professeur de droit administratif et général à l’université de droit de Fès est député du Mouvement populaire. Il est également chef du groupe parlementaire de ce parti à la Chambre des représentants.

 

Mustapha El Khalfi (PJD)

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Il rempile au gouvernement mais au ministère des Relations avec le Parlement. A la tête du département de la Communication, il avait provoqué un tollé avec l’affaire des cahiers des charges dans l’audiovisuel, reprise en main par Nabil Benabdallah. Cet ancien journaliste, membre du secrétariat général du PJD et membre actif du MUR, s’est par la suite attaqué à la réforme du code de la presse.

Lahcen Daoudi (PJD)

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Lahcen Daoudi hérite du ministère des Affaires générales et de la Gouvernance. Il devra gérer la libéralisation de certaines filières comme le sucre, la farine et le gaz butane. Au ministère de l’Enseignement supérieur, il avait lancé le chantier de renforcement des capacités d’accueil des universités marocaines et l’augmentation des bourses des étudiants. Son mandat a été aussi marqué par la signature de conventions avec de grandes écoles pour venir s’installer au Maroc.

Abdelkrim Benatik (USFP)

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Il est nommé ministre délégué auprès des Affaires étrangères. Il quitte ainsi son poste de directeur de la version arabe de la revue française Défense. Après son expérience en tant que secrétaire d’Etat dans le gouvernement de Abderrahman Youssoufi, sous l’étiquette de l’USFP, il avait décidé de prendre le large, en créant le Parti travailliste.

Larbi Bencheikh (MP)

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Secrétaire d’Etat chargé de la Formation professionnelle, il connaît parfaitement ce secteur puisqu’il est le patron de l’OFPPT depuis une douzaine d’années.

 

 

Mohamed Najib Boulif (PJD)

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Mohamed Najib Boulif est secrétaire d’Etat au Transport. De dégradation en dégradation, Najib Boulif nommé superministre des Affaires générales et de la Gouvernance sous Benkirane I, il est passé au statut de ministre délégué lors du remaniement de 2013. Aujourd’hui, il a hérité d’un simple secrétariat d’Etat au transport, poste qui ne donne pas accès aux réunions des Conseils des ministres. Son mandat était marqué par une réformette du code de la route mis en place par son prédécesseur.

Othmane El Ferdaous (UC)

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Il est secrétaire d’Etat chargé de l’Investissement auprès de Moulay Hafid Elalamy au titre de l’UC. Ce jeune n’est pas connu dans les milieux politiques. Ce n’est pas le cas de son père, Abdallah, avocat et membre du bureau politique de l’UC.

 

Mbarka Bouaida (RNI)

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Mbarka Bouaida devient secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts en charge des Pêches maritimes. Après avoir été la n°2 du département des Affaires étrangères, elle va désormais appuyer la politique de son collègue du parti, Akhannouch.

Mounia Boucetta

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Elle est nommée secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, chargée de la Coopération internationale. Dans ce poste, cette femme de dossiers aura pour mission de renforcer les relations essentiellement avec les pays africains. Après avoir mené une carrière au ministère du Commerce et de l’Industrie jusqu’à en devenir la secrétaire générale, elle est partie pour le groupe de la CDG.   

Hammou Ouhelli (MP)

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Le président de la Fédération interprofessionnelle de la filière des viandes rouges atterrit au gouvernement au poste de secrétaire d’Etat chargé de développement rural et des Eaux et Forêts. L’ancien secrétaire d’Etat à  la Solidarité du gouvernement d’alternance en 1998 est actuellement DG du Ranch Adarouch, propriété de Othmane Benjelloun, président de BMCE-Bank.

Charafat Afilal (PPS)

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Charafat Afilal est maintenue à la tête du département de l’Eau. Originaire de Tétouan, l’ancienne députée du PPS avait fait le buzz avec sa sortie de  «Jouj frank» (2 sous), sur les retraites des ministres. Mais à la tête de ce département, elle n’a pas démérité. En ouvrant la construction des barrages à la concurrence, Charafat Afilal a fait économiser à l’Etat près de 200 millions de DH.

Fatna El Kihel (MP)

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Vétérinaire et membre du Mouvement populaire, Elle devient secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la villle, chargée de l’Habitat.

 

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