Habillage_leco
Analyse

Plantes aromatiques et médicinales: Tout pour l’export!

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4996 Le 05/04/2017 | Partager
Le Maroc, classé 12e exportateur mondial
50% des exportations pour l’alimentaire
export_plantes_aromatiques_et_medicinales_096.jpg

Les plantes aromatiques et médicinales (PAM) récoltées au Maroc sont essentiellement exportées à l’état brut. Les PAM ne sont valorisées sur place que pour l’extraction des huiles essentielles ou autres extraits aromatiques, et des eaux florales. Exporter le végétal séché reste plus rentable que de l’exporter transformé en huile.

Une étude de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II de Rabat montre en effet que la distillation d'une tonne de matière végétale fournit une moyenne de 5 kg d'huiles essentielles, pour une valeur de 2.500 DH, à raison de 500 DH le kg. La commercialisation de cette même quantité sous forme de végétal séché rapporte 6.000 DH, le kg de plante séchée étant à 12 DH. Il n’empêche que des retombées économiques importantes échappent au pays.

plantes_aromatiques_et_medicinales_export_096.jpg

Pour concurrencer le marché international, il faudrait se doter d’unités modernes de transformation en produits de haute valeur ajoutée, répondre aux règles strictes de qualité internationales et donc miser sur la recherche et l’innovation.
Le Maroc, classé 12e exportateur mondial des PAM, exporte principalement vers l’Union européenne, puis vers d'autres destinations plus récentes comme le Japon et le Canada. Avec ces nouveaux marchés, le volume des exportations est passé de 4.530 tonnes en 2002 à 12.368 tonnes en 2014. Leur valeur passant sur la même période de 67 millions de DH à 233 millions de DH.

Toujours d’après les données pour l’année 2016 du Haut commissariat aux eaux et forêts, concernant les huiles essentielles, la valeur des exportations est quant à elle passée de 62 millions de DH en 2005 à 139 millions de DH en 2014. Le secteur alimentaire étant le consommateur de la moitié de ces exportations, que ce soit les arômes, les épices, etc., suivi par la parfumerie et la cosmétique à hauteur de 35%, et 5% sont exploitées pour leurs propriétés médicinales. Le romarin se taillant la part du lion en pesant 63% du volume de ces exportations, devant le thym qui représente 24%.

Le gros de la commercialisation des PAM passe par le négoce en vrac, la quasi-totalité de la production nationale étant exportée par le biais de négociants, qui assurent le contrôle qualité, le nettoyage, le tri et l’emballage du produit fini.
Le deuxième circuit reste la vente directe aux utilisateurs et consommateurs, en faible proportion, de produits prêts à l’emploi.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc