International

Produits dangereux: «Le made in China» toujours en cause

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4984 Le 20/03/2017 | Partager
En 2016, Pékin était le pays d’origine de 53% des produits notifiés
Le système d’alerte rapide fonctionne bien
Bruxelles s’attaque à la vente en ligne
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En 2016, la catégorie de produits la plus notifiée était celle des jouets (26%), suivie des véhicules à moteur, des vêtements, textiles et articles de mode… C’est le risque des blessures qui a enregistré le plus de notifications (25%), suivi du chimique

Les Etats membres recourent de plus en plus au système d’alerte rapide pour assurer le retrait de produits dangereux. En 2016, 2.044 alertes concernant ces produits ont été diffusées auprès des autorités nationales. Ces alertes ont déclenché 3.824 actions de suivi, telles que des rappels de produits, selon un bilan de la Commission européenne. Dans l’ensemble, le nombre de réactions a plus que doublé par rapport aux années précédentes. Ce qui démontre que les autorités nationales suivent de plus près les alertes et prennent les mesures nécessaires pour rendre le marché plus sûr pour les consommateurs. Cependant, une grande part des produits dangereux notifiés dans le cadre du système d’alerte sont vendus sur des plateformes en ligne.
 

■ L’origine des produits dangereux: La majorité provenait de pays tiers. La Chine a enregistré à elle seule 53% (1.069) des produits notifiés. Toutefois, le nombre d’alertes portant sur le «made in China» a baissé de 9 points de pourcentage, passant de 62% en 2015 à 53% en 2016. Il existe une coopération entre la Commission européenne et les autorités chinoises sur les questions de sécurité des produits. Une application appelée «Rapex-China» permet d’échanger systématiquement avec les autorités chinoises des informations relatives aux notifications de produits dangereux d’origine chinoise détectés par les pays de l’UE. Depuis juin 2016, cette coopération est renforcée pour ce qui concerne la sécurité des produits et notamment ceux vendus en ligne. Près de 468 notifications de produits dangereux d’origine européenne (23%) ont été recensées. L’origine est inconnue pour 158 produits notifiés (8%). Le Maroc est cité avec 2 notifications et 8 réactions quant à l’origine des produits dangereux.
 

■ Chez nous: Ces dernières années, le marché marocain a été inondé de flux de marchandises, essentiellement made in China, qui font fi des normes les plus élémentaires. Aujourd’hui, le gouvernement compte durcir le contrôle avec la révision des normes régissant ce type d’articles. D’ailleurs, un arrêté du ministère de l’Industrie et du Commerce vient de verrouiller la sécurité des jouets (cf. notre édition N°4639 le 02/11/2015).
 

■ La vente en ligne: Plusieurs produits dangereux notifiés dans le cadre du système d’alerte rapide sont vendus via des plateformes ou des marchés en ligne. Les consommateurs achetant de plus en plus sur internet. En 2016, cela concernait 244 notifications. Pour s’attaquer à ce phénomène, plusieurs Etats membres ont déjà mis en place des équipes spécialisées chargées de la surveillance des pages web et de la traçabilité des produits dangereux qui sont vendus en ligne. Amazon, eBay et Alibaba ont accepté d’intensifier leurs efforts pour retirer de tels produits dès leur identification par les autorités de réglementation de l’UE. A cet effet, les marchés en ligne ont mis en place un guichet unique à l’attention des autorités.

 

 

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