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Régions

Agadir: Tamellast au bord de la catastrophe écologique

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4982 Le 16/03/2017 | Partager
Un éboulement de 550.000 tonnes de déchets de la décharge provoque des fuites de lixiviat
Un liquide très polluant qui s’est propagé sur l’oued Ahlaka
Des craintes pour la nappe phréatique
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L’Agence du bassin hydraulique Souss Massa et Draâ (ABH SM D) et la gendarmerie ont procédé, lundi dernier, à l’élaboration des échantillons pour les analyses des eaux du barrage et des trois puits desservant le village Ahlaka limitrophe de la décharge de Tamellast. De même que les eaux stagnantes de la digue se trouvant derrière l’oued Ahlaka. Par ailleurs, une commission du ministère de l’Environnement a été dépêchée de Rabat (Source, Direction régionale de l'Environnement SM)

«La décharge de Tamellast doit être déplacée», revendique l’association Paysages. Et pour cause, un massif de 550.000 tonnes de déchets qui vient de glisser il y a quelques jours sur l’un des cinq bassins où est stocké le lixiviat, un liquide très polluant, produit par les déchets et ne pouvant être déversé dans la nature. Suite à l’incident, le liquide s’est propagé sur l’oued Ahlaka, limitrophe de la décharge. L’éboulement a aussi provoqué la démolition de la clôture de la décharge. Le grand risque aujourd’hui serait que le lixiviat infiltre la nappe phréatique, sachant que le Souss est une région à vocation agricole. «Jamais un accident du genre n’a été enregistré dans la décharge de Tamellast», relève Rachid Fassih, président de l’association Paysages. «Il est possible que l’éboulement soit dû aux dernières précipitations qui ont atteint 160 millimètres, ou encore à la secousse tellurique que la région a connue», a-t-il ajouté, précisant que seul un cabinet d’expertise agréé peut trancher sur la question. De leur côté, des membres de la commune urbaine d’Agadir (CUA) ont fait le déplacement pour constater de visu l’ampleur des dégâts. Un écrit a ainsi été envoyé par la commune au directeur de Tecmed, société délégataire en charge de la gestion de la décharge. En réponse, la société a exprimé, dans une lettre officielle, dont L’Economiste détient copie, son engagement à remédier à la situation. «Le jour même de l’incident, des moyens matériels et humains ont été déployés pour mener les travaux de nettoyage des déchets flottant sur les lixiviats, qui ont été dispersés en dehors du casier et dont la majorité se trouve à l’intérieur du site. Des actions de désinfection des traces de lixiviat sur l’oued avoisinant sont aussi en cours», lit-on dans la lettre. Une plateforme sécurisée et accessible a aussi été préparée pour assurer la continuité des services d’enfouissement. Concernant la stabilisation du massif de déchets, elle se fera via la création d’un talus stable dont la partie inférieure sera sous forme d’assise sur la digue se trouvant entre deux casiers. Tecmed a de même engagé, en urgence, une entreprise agréée par l’ONEE, afin de procéder à la vérification des circuits électriques et à la réparation de toute panne constatée. Des travaux d’étanchéification et de curage des ouvrages relatifs aux eaux pluviales ont aussi été entamés. A noter que Tecmed et sa société mère, Urbaser, ont mobilisé un bureau d’études spécialisé, afin de procéder à l’élaboration d’un diagnostic et d’une étude technique de l’incident.

 

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