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Competences & rh

Insertion professionnelle: Ce qu’attendent les entreprises...

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4980 Le 14/03/2017 | Partager
Les aptitudes en communication, orale et écrite, priment pour les employeurs
Les relations interpersonnelles, l’esprit d’initiative et les valeurs aussi
Une enquête de l’université Cadi Ayyad pour mieux comprendre les attentes du marché
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Seul un lauréat de l’université marocaine sur trois se dit «bien intégré» à la vie en entreprise. La majorité se sentent moyennement à pas intégrés

Pour relever le défi des différents projets de développement de notre pays, l’enseignement supérieur et les entreprises sont appelés à contribuer de manière directe et efficace à leur réussite. La dynamique nationale nécessite, en effet, une véritable ouverture de l’université sur le monde socio-économique. Ceci dans le but de l’instauration d’un système de formation capable de répondre aux nombreux enjeux des chantiers ouverts. D’autant que ce développement regarde bien au-delà de nos frontières avec une stratégie marocaine en Afrique qui offre encore davantage d’opportunités de croissance et d’investissement aux entreprises nationales.

Dans cette optique, l’université Cadi Ayyad (UCA) à Marrakech a mené une enquête afin de connaître les attentes du monde socio-économique en termes de compétences. L’objectif étant de lancer une nouvelle offre de formation à la prochaine rentrée universitaire 2017-2018.

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Quelques résultats de l’enquête sont communiqués par l’UCA, en attendant la contribution de toutes les entreprises sollicitées. Il en ressort que l’attitude et le comportement professionnel, au sein de l’établissement, mais aussi face au client, sont les points forts attendus par les patrons. Plus important en nombre de réponses que de savoir gérer son temps, ses émotions ou son stress

Sur les 400 questionnaires envoyés, l’UCA en a reçu une centaine en retour. «Un très bon résultat» pour Abdellatif Miraoui, président de cet établissement de référence au Maroc et en Afrique francophone. Parmi les entreprises qui ont joué le jeu, en majorité des PME, 72% ont au moins un lauréat de l’UCA. Tout d’abord, les secteurs de l’automobile, ferroviaire, industriel, pharmaceutique, les sociétés de conseil et d’audit, et les systèmes de sécurité informatique, apparaissent comme les métiers pour lesquels il y a le plus de besoin. A travers cette enquête, l’université voulait notamment connaître les compétences transversales souhaitées chez les diplômés.

Il en ressort qu’il est très important pour les entreprises que le lauréat possède des compétences en communication orale et écrite, avant les compétences en relation interpersonnelle et organisationnelles. Les attentes du monde de l’emploi sur le volet soft skills vont crescendo de l’esprit d’initiative aux valeurs et objectifs, au sens du travail en équipe, à la motivation et au respect des délais majoritairement cité comme «très important» pour les entreprises. Enfin, un petit bilan a été dressé sur l’intégration -réussie ou non- des lauréats, qu’ils sortent de l’université marocaine en général et de Cadi Ayyad en particulier. Les «moyennement intégrés» à la vie en entreprise ont le même taux de 34,8% d’un côté comme de l’autre (voir illustration). Sur le national, 32,6% se sentent «plus ou moins intégrés», alors qu’ils sont 19,6% de lauréats estampillés UCA à arriver au même constat. Moyennement, plus ou moins ou pas du tout intégrés remportent donc une majorité des suffrages. Parmi les sortants de l’université marocaine, 30,4% seulement s’avouent «bien intégrés», et 32,6% chez les lauréats de l’UCA renforcés par les 10,9% qui se disent «très bien intégrés».

 

 

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