Entreprises

Cleantech: La femme toujours sous-représentée

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:4980 Le 14/03/2017 | Partager
A peine 30% de semi-finalistes en 2016
Objectif: Constituer un écosystème d’environ 90 projets verts
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Un exemple de femmes marocaines qui ont fait leurs preuves à l’international. Kawtar Hafidi est une chercheuse marocaine et chef-adjointe du premier laboratoire américain de recherche et développement, dans l’Illinois  (Ph. L.R.)

A l’occasion de la célébration de la journée de la femme, à l’école Hassania des travaux publics (EHTP), le ministère délégué chargé de l’Environnement fait la promotion du programme Cleantech et met l’accent sur le prix réservé aux femmes entrepreneurs (Women Lead Team).
Initié en 2016, le programme Global Cleantech innovation Programme (GCIP) encourage l’innovation dans l’entrepreneuriat vert chez les jeunes, dans les secteurs de l’efficacité énergétique, énergie renouvelable, valorisation des déchets, gestion rationnelle de ressources en eaux et bâtiment vert. L’initiative, qui s’étend sur 3 ans, bénéficie du soutien du fonds de l’environnement mondial, de l’Onudi, avec une contribution du ministère de l’Environnement. Huit pays participent au programme (Maroc, Malaisie, Thaïlande, Afrique du Sud, Turquie, Inde…).

En marge de ce même programme, une compétition annuelle se tient au sein des pays participants depuis 2016. En février dernier, le projet Eko-Geste Dari (expansion du projet Kilimandjaro) a remporté le prix GCIP international, le prix international de la valorisation des déchets et second prix toutes catégories. «Les projets primés sont surtout ceux qui sont innovants en matière de gestion rationnelle…», précise Ouafae Bouchouata, chef du service formation R&D au ministère délégué chargé de l’Environnement.

La dernière édition a montré que les catégories efficacité énergétique, énergies renouvelables, traitement et valorisation des déchets avaient enregistré plus d’engouement et plus de candidatures. «Et le scénario est pratiquement le même dans tous les pays», soutient Ouafae Bouchouata. En revanche, sur la représentativité du genre féminin, elle était d’à peu près 30% des semi-finalistes, bien que le Maroc ait été félicité par le fonds de l’environnement mondial. «Nous sommes ambitieux et voulons que ce ratio soit plus important», précise Bouchouata.

Le programme décerne 6 prix parmi lesquels, celui de l’entrepreneuriat féminin. Le programme est ambitieux et vise à terme de constituer un écosystème d’environ 90 projets verts. Avec le défi de la COP22, la première édition a attiré plus de 200 projets «alors qu’on ne s’attendait qu’à une centaine de candidatures», soutient Bouchouata.
Les chiffres publiés par les Nations unies relèvent que 60 à 80% de la production alimentaire au niveau mondial est réalisé par les femmes qui ne détiennent que 10% des terres du monde. 70% des pauvres (personnes qui gagnent moins de 1 dollar/jour) du monde sont des femmes. Un scénario qui se reproduit au Maroc.
Selon une étude menée sur une dizaine d’années par le ministère, 80% des projets ayant abouti étaient menés par des femmes.

 

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