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Entreprises

Uber plaide pour une réglementation claire

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4978 Le 10/03/2017 | Partager
Un cahier des charges pour organiser l’activité
Lancement du site «Uber Movement»
Une base de données sur le trafic

12.000 chauffeurs et 140.000 passagers inscrits!  C’est le bilan d’Uber au bout de 18 mois d’activité à Casablanca. Sur ces milliers d’inscrits, l’application, tant contestée par les taximen, a réussi à fidéliser 15.000 passagers et 500 chauffeurs actifs. Mais la filiale américaine aspire à plus. «Avec une législation claire et favorable, il y a un potentiel pour recruter 10.000 nouveaux chauffeurs, dont 3.000 uniquement à Casablanca», assure Meriem Belqziz, DG Maroc d’Uber.
Au lendemain d’une levée de boucliers des taximen (cf. édition du 27 janvier 2017), Uber se veut rassurant. Certes, l’uberisation de l’activité suscite de vives réactions, mais le nouvel entrant n’exclut personne.  «Nous sommes dans une démarche pour inclure tout le monde: taxis, transport touristique et auto-entrepreneurs. Notre objectif est d’avoir le maximum de gens qui profitent du système», poursuit la manager.

Il s’agit en fait d’un nouveau métier, pas encore régi par la loi. «Une période de négociation est nécessaire avant de légiférer et d’établir un cahier des charges basé sur 2 piliers: sécurité et protection du consommateur», est-il expliqué.
Le management d’Uber Maroc se défend de vouloir monopoliser le transport par taxi, au détriment des professionnels. «Nous aidons au contraire à résorber le chômage, notamment dans la tranche des 18-34 ans, qui constitue 60% de nos conducteurs», fait valoir le management. Uber rappelle aussi d’autres avantages liés à la flexibilité de l’emploi, la sécurité routière, celle des passagers ou la possibilité d’arrondir ses fins de mois (pour les femmes, les retraités…).
Pour leur part, les chauffeurs, triés sur le volet, doivent justifier d’un casier judiciaire vierge, un véhicule récent, sans compter les formations suivies, ainsi qu’un système de rating. Ce dernier permet d’évaluer à la fois chauffeurs et passagers. Ceux qui ne donnent pas satisfaction sont automatiquement exclus.

Uber qui retient une commission de 25% auprès des particuliers, exonère les taximen pour les encourager à rejoindre ses équipes. Mais pour l’heure, ils sont à peine 280 inscrits sur l’application (dont 25% d’actifs). Pourtant, les recettes sont non négligeables. «Ceux qui travaillent à plein temps peuvent gagner de 4.000 à 6.000 DH par semaine avec paiement garanti», assure Meriem Belqziz. Le  management reste toutefois discret sur le chiffre d’affaires et les investissements réalisés. «Ce ne sont pas des informations sur lesquelles nous communiquons», est-il expliqué. A en croire le management, Casablanca n’est pas profitable. «Le principe est que les villes les plus profitables au niveau mondial financent celles qui ne le sont pas encore».

Smart City

Uber Maroc a annoncé le lancement de la plateforme «Uber Movement», un outil qui permet de recueillir des données en temps réel sur la circulation. «Le site propose de grandes quantités de données sur la circulation, les itinéraires, le temps moyen d’un point  A à un point B…», explique Belqziz. Uber Movement se propose d’aider les autorités dans la prise de décision pour l’amélioration des infrastructures, de la mobilité et du cadre de vie. «Ce type de données est précieux lorsqu’on est dans une démarche de smart-city, comme c’est le cas pour Casablanca».

 

 

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