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International

La tension monte encore entre la Turquie et l’Allemagne

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4975 Le 07/03/2017 | Partager
Les meetings pro-Erdogan annulés à Berlin
L’Autriche et les Pays-Bas s’y opposent aussi

ANGELA Merkel a appelé, hier lundi, Ankara «à garder la tête froide» dans l’actuelle crise diplomatique germano-turque. La chancelière réagit aux déclarations du président Recep Tayyip Erdogan qui a accusé l’Allemagne de «pratiques nazies». Des propos qui interviennent après l’interdiction par des autorités municipales allemandes de meetings électoraux en faveur du oui au référendum du 16 avril sur l’extension des pouvoirs présidentiels turcs. «Ces municipalités ont mis en avant des problèmes logistiques pour expliquer leur décision», rapporte l’agence AFP.

Le porte-parole de la chancelière, Steffen Seibert, a tenu à souligner que les «apparitions lors de meetings électoraux en Allemagne de ministres turcs étaient possibles dans la mesure où cela se fait dans le cadre du droit et en toute transparence». D’environ trois millions de personnes, le pays compte la plus forte communauté de la diaspora turque.  Cette flambée de tensions politiques vient détériorer des relations déjà difficiles. En effet, la Turquie n’a pas apprécié les critiques allemandes sur le respect de «la liberté d’expression et des droits de l’opposition après les purges déclenchées suite au putsch raté de juillet». Pour apaiser la crise, une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays devra avoir lieu ce mercredi.

D’autres dirigeants européens se sont exprimés sur l’interdiction de ces meetings, comme le chancelier autrichien Christian Kern. Il  a appelé à «une réponse collective de l’UE pour empêcher de tels événements de campagne». Cela permettrait selon lui à «des pays comme l’Allemagne, où ces manifestations sont interdites, d’échapper à la pression de la Turquie». Une proposition fustigée sur Twitter par le ministre turc des Affaires européennes, Ömer Celik.
Pour sa part, le gouvernement néerlandais a estimé que l’organisation le 11 mars d’un meeting en faveur d’Erdogan à Rotterdam n’était pas souhaitable. Le député néerlandais d’extrême droite, Geert Wilders, s’est dit opposé à la participation du ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu à ce rassemblement aux Pays-Bas.
En pleine campagne électorale pour les législatives du 15 mars, Geert Wilders, s’est fait remarquer par ses prises de position virulentes contre l’islam.

 

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