International

Trump accuse Obama d’espionnage

Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4974 Le 06/03/2017 | Partager
Il annonce que son prédécesseur l’avait placé sur écoute
Sans donner ni détail, ni preuve, il compte même le poursuivre en justice
Obama réfute en bloc
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Donald Trump a accusé ce samedi son prédécesseur à la Maison-Blanche, Barack Obama, de l'avoir espionné avant son élection (Ph. AFP)

Encore une fois, Donald Trump fait le buzz aux Etats-Unis. Le président américain vient de lancer une bombe politique en accusant son prédécesseur Barack Obama de l’avoir placé sur écoute avant l’élection américaine du 8 novembre. «Exécrable! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire», a écrit Trump samedi sur Twitter, qualifiant l'ex-président démocrate de «personne malfaisante». En revanche, le nouveau président n’a fourni aucun détail, ni aucune preuve à l’appui de cette allégation. C’est l’une des attaques la plus violente menée contre Obama.   

Quelques heures plus tard, Obama a démenti via son porte-parole Kevin Lewis. Il a souligné que l’ex-président, ni aucun responsable de la Maison-Blanche, n’ont jamais ordonné la surveillance d’un quelconque citoyen américain et que toute suggestion du contraire est fausse.  «Une règle d'or de l'administration Obama était qu'aucun responsable de la Maison-Blanche ne devait interférer avec une quelconque enquête indépendante menée par le ministère de la Justice», a-t-il poursuivi.
Donald Trump va porter plainte contre Obama. «Je suis sûr qu'un bon avocat pourrait faire une excellente affaire du fait que l’ancien président a mis mes téléphones sur écoute en octobre, juste avant l'élection, a relevé Trump qui passait le week-end dans sa propriété en Floride. Une visite qui a enregistré des heurts lors d’un rassemblement pro-Trump.

Les attaques contre Barack Obama s'inscrivent dans un contexte politique difficile pour le président américain. Six semaines après son entrée à la Maison-Blanche, il est englué dans des accusations de collusion entre son entourage et des responsables russes pendant la campagne et pendant la période de transition. La presse a révélé cette semaine que l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak, avait rencontré avant et après l'élection plusieurs conseillers ou proches de Trump. En particulier le ministre de la Justice Jeff Sessions, qui a confirmé deux entretiens l'an dernier avec l'ambassadeur russe. Des rencontres qui se sont déroulées alors même que la Russie était déjà soupçonnée publiquement d'avoir piraté le parti démocrate pour nuire à la campagne d’Hillary Clinton.

 

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