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Politique

Gouvernement: Lachgar s’accroche à l’entrée de l’USFP

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4963 Le 17/02/2017 | Partager
Pour lui, la situation politique exige une équipe forte et homogène
Il s’en prend à la méthodologie de négociation de Benkirane

DRISS Lachgar est finalement sorti de son mutisme. S’il n’a pas répliqué  à la sortie de Abdelilah Benkirane devant le conseil national de son parti samedi dernier, qui avait émis son veto sur l’entrée de l’USFP dans le prochain gouvernement, c’est qu’il était en déplacement à l’étranger. Lachgar ne veut pas prendre en considération cette déclaration. Et pour cause, l’ancien ministre des Relations avec le Parlement fait le distinguo entre la casquette de Benkirane en tant que chef du gouvernement désigné  et celle de secrétaire général du PJD.

«S’il veut me dire quelque chose en tant que chef du gouvernement désigné, il doit le faire dans un cadre officiel», a souligné Driss Lachgar en marge d’un colloque international sur «la coopération et les enjeux de sécurité et de développement en Afrique de l’Ouest», organisé par le groupe parlementaire de l’Usfp au Parlement. Si le parti n’est pas retenu dans la prochaine majorité, le premier secrétaire de l’USFP reviendra devant les instances de son parti qui l’ont chargé de conduire les consultations. Sa formation n’a pas de problème à rester cinq ans dans l’opposition, dit-il. Cependant, il pense que la situation politique exige le contraire.

Pour lui, les défis du Maroc nous dictent de constituer un gouvernement fort et homogène, avec la participation de l’USFP. Lachgar n’imagine pas un exécutif, pris à partie par les deux Chambres du Parlement qui seraient dans l’opposition (USFP et PAM). Qu’importe, l’USFP dispose d’un carnet d’adresses dans l’Internationale socialiste et dans les pays d’Afrique. Pour convaincre, il a cité la visite que lui a rendue le président du Mali avant d’arriver à la tête de l’Etat. D’ailleurs, dans les salons Rbatis, l’idée de confier à l’USFP le prochain ministère des Affaires africaines fait son chemin.

En tout cas, Driss Lachgar a saisi cette opportunité pour s’en prendre à la méthodologie suivie par Abdelilah Benkirane dans la conduite des consultations politiques. Ces tractations, qui doivent être des réunions de confiance, se sont dégradées. Cela complique la tâche de Benkirane, dit-il. Pour lui, la formation du prochain gouvernement, ne doit pas se faire à travers les sites d’information ou les discours partisans. Il s’agit d’une mission qui nécessite un travail sérieux et responsable. Cela est dans les cordes de Benkirane s’il change d’approche, indique le premier secrétaire de l’USFP qui, visiblement, ne tient pas à insulter l’avenir.  

Sur ses relations avec le patron du PPS qui se sont abîmées ces dernières semaines, il n’a pas cherché à esquiver. Lachgar a remis les pendules à l’heure, particulièrement au sujet d’une éventuelle médiation de Nabil Benabdallah dans ces consultations. «Je n’ai jamais toqué la porte de Nabil Benabdallah pour lui demander d’intercéder en ma faveur. C’est lui qui est venu me voir au sujet des tractations politiques. L’USFP n’accepte pas d’intermédiaire entre lui et Benkirane», a-t-il ajouté.

Quid de l’Istiqlal

AU sujet du veto sur l’Istiqlal au gouvernement, Lachgar est resté vague. Il s’est contenté de rappeler que son parti n’a pas de position sur cette question. Il s’agit plutôt du RNI, du MP et de l’UC qui ont formulé le refus de voir le parti de Hamid Chabat intégrer le prochain gouvernement. Sur les problèmes que traverse l’ancien allié de l’USFP dans la Koutla, là encore, il a brandi la neutralité. La décision prise est de ne pas s’ingérer dans les affaires internes de l’Istiqlal.

 

 

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