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Entreprises

SDL: Les nouvelles prérogatives de Casadev

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4962 Le 16/02/2017 | Partager
Fourrières, dépannage et occupation du domaine public
Une étude pour recenser les marchands ambulants
L’expérience de Bernoussi servira de modèle
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La plateforme de proximité Al Firdaous  à Sidi Bernoussi offre un véritable package urbain alliant commerces, fast-food, espaces verts, aires de jeux, animation…  (Ph. Khalifa)

Casa-Développement ne se contentera plus de gérer le stationnement à Casablanca. D’autres missions viennent de lui être attribuées en vertu d’une convention entérinée par la dernière session du Conseil de la ville (cf. édition du 3 février 2017). En effet, la SDL sera désormais en charge de la gestion des fourrières, le dépannage ainsi que le recasement des vendeurs ambulants.

«La SDL sera mandatée pour mener une étude afin de choisir le modèle adéquat de gestion du secteur de dépannage et des fourrières», assure Abdessamad Haykar, 2e vice-président du conseil de la ville. La priorité sera donnée à la réhabilitation des fourrières, qui seront ensuite gérées sur le mode de la gestion déléguée ou via la SDL, explique Haykar.

A Casablanca, l’état des lieux est catastrophique. La fourrière de Hay Hassani en est le parfait exemple. Le site a atteint les limites de sa capacité depuis longtemps. En effet, les véhicules en provenance de 3 arrondissements (Hay Hassani, Aïn Chock et Anfa) s’y amoncellent dans le chaos au grand dam des professionnels (édition du 6 janvier 2017).  

Autre secteur dévolu à Casadev, celui de l’organisation du commerce informel. Un chantier d’envergure vu les milliers de vendeurs ambulants qui encombrent les artères de la métropole. «Casadev se chargera du recensement des vendeurs et de l’élaboration d’une étude en coordination avec les autorités locales», explique Haykar. Une unité spécifique sera dédiée à ce chantier au sein de la SDL.

Mais les équipes de Casadev ne démarreront pas ce chantier à partir de rien. En effet, l’expérience de Sidi Bernoussi servira de modèle à dupliquer sur l’ensemble du territoire de Casablanca (cf éditions du 4 janvier 2017, 12 janvier 2016, 2 juillet et 4 août 2015). Les plateformes de commerce de proximité (PCP) ont réussi à recaser des centaines de vendeurs ambulants de Sidi Bernoussi et Sidi Moumen (deux hauts lieux du commerce informel). Et la formule adoptée est simple: chaque bénéficiaire contribue à hauteur de 6.000 DH (en tant que ticket d’entrée) aux frais d’aménagement (soit environ 30% du coût global) et s’acquitte de 40 DH par jour (en tant que frais de sécurité, propreté, redevances d’électricité…).

A ce jour,  plus de 800 marchands sont sortis de l’informel. L’objectif est d’atteindre 4.000 bénéficiaires sur 24 plateformes à l’horizon 2019, uniquement à Sidi Bernoussi. Aujourd’hui, ce territoire est devenu un modèle en matière de gestion intelligente, d’aménagement et de réaffectation de l’espace public. Son approche préconise en effet tout un package urbain autour de ces plateformes (commerces, fast-food, espaces verts, aires de jeux, animation…). L’objectif étant de doter le quartier d’un lieu convivial où chacun peut trouver son compte (mère de famille, enfants…).

 

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