International

Crainte d’une nouvelle crise de la dette grecque

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4961 Le 15/02/2017 | Partager
Elle est alimentée par des désaccords entre zone euro et FMI
Moscovici à Athènes pour débloquer les discussions sur le plan d’aide
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C’est dans l’espoir de débloquer les discussions sur le plan d’aide que le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici va rencontrer ce mercredi 15 février à Athènes le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. L’enjeu du rendez-vous est d’ouvrir la voie à un accord avant la prochaine réunion le 20 février des ministres des Finances de la zone euro.

Depuis des mois, les négociations piétinent entre Athènes et ses créanciers (zone euro et FMI) sur la mise en œuvre d’un programme d’aide conclu à l’été 2015. Ce plan prévoit l’octroi de crédits d’un montant total de 86 milliards d’euros en échange de réformes de la part du gouvernement grec. Ce dernier doit faire face à des remboursements de 7 milliards d’euros cet été, qu’il ne pourra honorer sans le versement de nouvelles tranches du plan d’aide.

Selon les prévisions d’hiver de la Commission européenne, la Grèce devrait enregistrer une croissance de 2,7% en 2017 et 3,1% en 2018, après être revenue dans le vert en 2016 avec +0,3%. En outre, l’exécutif européen se montre particulièrement serein sur l’excédent budgétaire primaire de la Grèce (hors service de la dette) en 2018. Il table sur 3,7% du produit intérieur brut (PIB), soit un niveau supérieur à l’objectif fixé par les créanciers de la zone euro qui est de 3,5%. C’est justement ce dernier chiffre qui est l’un des points de divergence entre les créanciers de la Grèce, la zone euro et le FMI.

L’institut de Washington pense en effet qu’Athènes ne parviendra qu’à dégager un excédent budgétaire primaire de 1,5% en 2018. Lors d’un discours à Francfort, le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis a fustigé le pessimisme du Fonds monétaire. Ce dernier prône un allègement substantiel de la dette grecque, qu’il juge insoutenable. Mais l’Allemagne, premier créancier d’Athènes parmi les pays de la zone euro, ne veut pas en entendre parler. A défaut, le FMI réclame qu’Athènes décide par avance de nouvelles hausses d’impôt et des baisses de retraites.

Différents médias grecs ont affirmé cependant que le gouvernement de Tsipras, sous pression, serait prêt à partiellement céder aux demandes des créanciers en échange de contreparties. Celles-ci comprendraient des garanties pour l’inclusion du pays dans le programme de rachat de dette de la BCE et des engagements sur les mesures d’allègement à moyen terme de la dette.

 

 

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