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Le repos biologique plombe l’activité à Tan-Tan

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4961 Le 15/02/2017 | Partager
La diminution du stock halieutique dans cette zone en cause
Valorisation des produits de la mer orientée vers une économie verte, l’alternative
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Suite à l’arrêt biologique prolongé, le nombre de sardiniers a connu une diminution de 63% entre 2014 et 2016

Le secteur de la pêche maritime est un vrai levier économique dans la province de Tan-tan, région Guelmim-Oued Noun. Cette filière a généré un volume de production de 88.560 tonnes en 2015, pour une valeur de 910 millions DH. Soit 7% de la production nationale en volume et 8% en valeur. Toutefois, les débarquements en pélagiques, qui représentent 93,8% des débarquements au port de Tan-Tan, ont diminué de 70% entre 2014 et 2015. Une situation qui s’explique par le repos biologique instauré par le ministère de la Pêche maritime et qui dure depuis 3 ans.

Ce repos est établi sur des périodes de 4 à 5 mois notamment en juillet et août, moments de reproduction. Pour les mêmes raisons, le nombre de sardiniers a connu une diminution de 63% entre 2014 et 2016. Un véritable coup de massue pour cette ville dont l’activité principale est axée autour de la filière de la pêche et de ce qui en découle.

Pour prendre une telle décision, le ministère de tutelle s’est basé sur les résultats des études scientifiques effectuées par l’INRH et qui montrent une diminution du stock surtout dans cette zone de reproduction de poisson.
Au regard des conséquences, la province de Tan-Tan et le pôle de compétitivité Océanopôle de la ville ont organisé récemment des journées d’étude afin d’établir un diagnostic de la situation et proposer des solutions.

«Il faut prendre en considération la dimension sociale et économique dans la décision du repos biologique concernant les petits pélagiques dans la zone de Tan-Tan, vu son impact déplorable sur la population et l’économie de la région», a déclaré Hassan Sedki, président de l’Océanopôle. «Nous avons convenu avec l’INRH de multiplier des réunions en fonction des prospections scientifiques qu’ils vont réaliser afin de trouver des solutions adéquates», a-t-il ajouté. Il est question aujourd’hui d’intégrer l’activité de pêche, dans ses différentes filières, comme un secteur prioritaire au sein du projet de développement de la région Guelmim-Oued Noun.

Celui-ci est en cours d’élaboration par le conseil régional, selon une vision intégrée visant la promotion et le développement de la région. «La valorisation des produits de la mer et la promotion de projets créateurs de valeur ajoutée orientés vers l’économie de la mer permettront une optimisation des ressources», explique Abdellatif Moukrim,  coordonateur scientifique des journées d’étude et enseignant-chercheur à la Faculté des sciences, université Ibn Zohr.

Parmi les recommandations retenues lors de ces mêmes journées, l’amélioration des infrastructures du port, la diversification de ses activités et la consolidation de son rôle de complexe portuaire en tant que moteur du développement régional. Il s’agit de soutenir les chantiers et l’industrie navale en se basant sur l’expérience du port de Tan-Tan. Et ce, dans le cadre de la stratégie portuaire nationale à l’horizon 2030 et du Plan directeur pour le développement des infrastructures portuaires dédiées à l’industrie navale.

 

 

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