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Economie

Les ménages ont le moral en berne

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4961 Le 15/02/2017 | Partager
Les achats de biens durables écartés par six ménages sur dix
Ils s'attendent aussi à une hausse du chômage
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L'indice de confiance des ménages s'est établi à 73,5 points au quatrième trimestre 2016 contre 77,1 points au cours de la même période de l'année dernière

La situation du marché de l'emploi et la peur du chômage hantent les ménages. L'indice de confiance du Haut commissariat au plan ressort à 73,5 points au quatrième trimestre 2016. Il est en baisse de 3,6 points. Le moral des ménages est  affecté par la perception du chômage. Plus de sept ménages sur dix s'attendent à une hausse du chômage en 2017 reflétant ainsi les inquiétudes par rapport au marché du travail. Et aussi par rapport à la capacité de l'économie à créer assez d'emplois pour absorber les demandes. Les récentes enquêtes du HCP sur le marché du travail ont relevé non seulement le manque de confiance des femmes et des jeunes mais aussi la faible qualité de l'emploi créé.  D'ailleurs derrière la baisse apparente du taux de chômage en 2016 se cachent des chiffres très inquiétants.

L'année dernière, plus de quatre ménages sur dix ont déclaré une dégradation de leur niveau de vie alors que 26,7% seulement ont connu une amélioration. La situation ne risque pas de connaître de grands changements en 2017 même si une reprise de la croissance économique est attendue. En tout cas, les pessimistes restent nombreux puisque 31,3% des ménages s'attendent toujours à une dégradation de leur niveau de vie alors que 39,7% anticipent un maintien au même niveau. Seuls 28,9% envisagent une amélioration.   

Ce pessimisme se ressent fortement sur les décisions d'achat de biens durables. Au quatrième trimestre, plus de 6 ménages sur dix trouvaient que le moment n'était pas opportun pour effectuer ce genre d'achats. Le solde d'opinion relatif à cette composante est resté négatif: -43 points contre -37,5 points au quatrième trimestre 2015.
Durant le quatrième trimestre 2016, la situation financière des ménages s'est dégradée mais ils espèrent son amélioration. Ainsi 59,7% d'entre eux estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 34,5% s'endettent ou puisent dans leur épargne. Et seul 5,8% épargnent une partie de leur revenu. Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan avait relevé(1) que «la consommation finale des ménages serait aujourd'hui difficilement compressible sans compromettre la stabilité sociale.

Toutes les enquêtes sur le ressenti des populations montrent que le sentiment de vulnérabilité et de pauvreté s'accroît avec l'amélioration des conditions de vie». Et malgré la baisse du rythme de croissance du revenu brut disponible, la consommation finale se maintient.  Ce qui renvoie à «l'attachement des ménages à la préservation de leur niveau de consommation et leur recours à l'endettement».  Dans ces conditions, l'épargne ne figure pas parmi les priorités puisque seuls 15,6% des ménages comptent  épargner.

Santé, enseignement: Au fond du trou

Les services de l'enseignement et de la santé sont toujours mal perçus par les ménages. Ces derniers ont même le sentiment d'une forte dégradation des services de l'enseignement ainsi que des prestations sanitaires. La petite surprise vient de la qualité des prestations administratives qui se seraient améliorées pour 55,5% des ménages!

 

 

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