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Economie

Accès à l'eau potable: La recette de l'ONEE pour l'Afrique

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4960 Le 14/02/2017 | Partager
Près de 200 décideurs africains réunis à Skhirat se penchent sur ce sujet
Le Maroc met son expérience à la disposition des pays du continent

La situation n’est pas reluisante en matière d’accès d’eau potable en Afrique. Près de 30% de la population du continent n’a pas accès à cette ressource, rappelait Charafat Afilal, lors de l’ouverture, hier à Skhirat, des travaux des Assises de l’Association africaine de l’eau (AAE). La situation est très critique pour le secteur de l’assainissement liquide avec seulement un tiers de la population raccordée au réseau. Ce qui explique le choix de la thématique choisie pour cette manifestation à savoir: eau et assainissement en Afrique: défis et perspectives.

Près de 200 décideurs africains vont se pencher 5 jours durant sur cette problématique à travers les expériences et les difficultés de chaque pays. L'objectif est de trouver des solutions concrètes et adaptées pour relever les défis majeurs posés aux pays africains dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement. Ces propositions vont constituer une plateforme de travail pour le 19e congrès de l’AAE qui aura lieu en février 2018 à Bamako au Mali sous le thème: accélérer l’accès à l’eau et l’assainissement pour tous en Afrique, face au changement climatique. Relever ces défis nécessite le renforcement de l’union et le travail de partenariat entre les pays africains, rappelle Afilal.

Profitant des assises de Skhirat, les responsables marocains ont réitéré leur engagement de poursuivre et renforcer davantage leur coopération avec les pays amis africains en mettant à leur disposition l’expérience et l’expertise marocaine. Le domaine de l’eau et de l’assainissement figure parmi les secteurs modèles en matière de coopération Sud-Sud avec les pays africains. «Nous sommes présents dans 11 pays africains avec d’autres demandes de partenariat en perspective», signale Ali Fassi Fihri, DG de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Deux événements majeurs vont donner une nouvelle dynamique à cette coopération, ajoute-t-il. Il s’agit du sommet du climat COP22 organisé à Marrakech et le retour dernièrement avec succès du Maroc à l’Union africaine (UA). Cela va permettre donc à l’ONEE de renforcer sa coopération avec les pays africains anglophones.

Avec son expérience et sa bonne réputation, l’ONEE peut également accompagner les pays africains à mobiliser des moyens de financement auprès des bailleurs de fonds pour la réalisation de leurs projets dans les domaines de l’eau et d’assainissement liquide, explique Fassi Fihri. En matière d'encadrement, celui-ci rappelle que son établissement réalise près de 25 sessions de formation au profit de 200 cadres et responsables africains par an.

Coût du service public

L’eau potable et l’assainissement figurent parmi les services publics prioritaires pour une vie décente et hygiénique. Mais la réalisation des projets nécessite la mobilisation de financements énormes. En tant qu’établissement public, notre succès c’est que tout le monde soit alimenté en eau potable et en  électricité avec accès au réseau d’assainissement liquide, rappelle le DG de l’ONEE. «Nous ne contractons pas des dettes pour combler des déficits, mais plutôt pour réaliser des projets d’envergure au profit de la population avec des résultats à l’appui», explique-t-il. Il rappelle à ce titre la généralisation de l’électricité et de même pour l’eau potable pour l’urbain avec une couverture dépassant 96% dans le rural contre près de 15% en 1995.

 

 

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