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Société

Quand Anouar Zyne veut mettre «Debout le Maroc des justes»

Par Amine Boushaba | Edition N°:4959 Le 13/02/2017 | Partager
Son premier livre vient de paraître
Une réflexion citoyenne et un plaidoyer pour une autre pratique de la politique
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C’est le récit d’un homme politique déçu par la politique partisane, mais ayant toujours foi en la politique. Une foi incommensurable et une passion palpable dès la première page de son premier livre, intitulé «#Changer, Debout le Maroc des justes», quand Anouar Zyne cite en préambule Dolores Ibarruri. La Pasionaria espagnole, elle-même reprenant la citation culte du révolutionnaire mexicain Emiliano Zapata: «Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux»!  Une posture chère à la mère de l’auteur. Une mère qui «rêve d’une communauté qui se parle, qui règle ses différences dans le calme et le respect».

On l’aura compris, Mme Zyne aura servi de modèle à son rejeton. Malgré son parcours politique et professionnel,  ses études à Science Po, ses recherches... sa réussite sociale (s’embourgeoiser n’est pas un crime dit-il), c’est cette mère, «fille d’un dignitaire rural, agent d’autorité», et dont la devise est «je mourrais debout», qui continue de l’inspirer.  Est-ce une raison pour écrire un livre? Certainement pas, «c’est surtout un mélange de rage et de colère, de nostalgie et de passion ainsi qu’une folle envie d’éviter de régler des comptes», précise Anouar Zyne. Car, comme le souligne Salah El Ouadie dans sa préface, «ce livre n’est pas une autobiographie, ni un programme politique, ni une rétrospective, ni un étendard d’espérance. C’est tout cela en même temps… ».

Un devoir de témoignage de la part de ce spécialiste de la communication publique et politique, mais surtout de l’acteur engagé politiquement (Anouar Zyne a claqué la porte de l’Union constitutionnelle, dont il était membre du bureau politique et secrétaire général de la section jeune, quelques jours après le démarrage de la campagne électorale de 2016), dans l’espoir de voir émerger des citoyens «actifs et réellement vigilants», dit-il. Après nous avoir fait déambuler  dans les rues du Mers Sultan de son enfance, (quartier du centre-ville de Casablanca), puis présenté quelques personnages qui l’ont marqué, Anouar Zyne nous embarque dans une réflexion tout au long de ses dix dernières années de militantisme politique et d’observation: clivage social, inégalité des chances, compromission des locomotives économiques, des prescripteurs, des hommes politiques et même des militants du 20 février, désintérêt et méfiance (justifiée) des jeunes et celle (plus condamnable?) des riches… mais également décryptage des discours du Roi, ou encore de la percée attendue et préparée du PJD au niveau national.

Zyne n’hésite d’ailleurs pas non plus à tailler un costume aux hommes politiques qu’il a côtoyés fustigeant des méthodes de campagne peu orthodoxes tout autant qu’une presse «de plus en plus libre et de moins en moins indépendante». Mais à quoi faut-il s’accrocher? La morale, l’autorité, la famille, le travail, le mérite, l’effort… des valeurs qui, si elles peuvent paraître conservatrices, sont parfaitement assumées par l’auteur et qui peuvent, selon lui, être le socle du changement. Car, finalement, c’est ce désir de changement qui a motivé cet opus. Une quête qu’Anouar Zyne  poursuit depuis le lancement de son mouvement «Changer», qui veux rendre le pouvoir au citoyen. Une manière de faire, encore, de la politique autrement.

 

 

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