Régions

De grands projets culturels pour Fès

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4958 Le 10/02/2017 | Partager
Musée, palais des congrès, grand théâtre… approuvés
Un investissement global de 340 millions de DH à mobiliser
L’Intérieur, la Culture et l’Habitat… parmi les partenaires

Bien qu’il ait presque «ruiné» sa session par l’arrêté communal interdisant la mixité dans les centres de beauté, le maire PJD de Fès a tout de même adopté des projets culturels d’envergure. Il faut signaler au passage que l’arrêté «controversé» de Driss El Azami El Idrissi a été invalidé par le ministère de l’Intérieur qui l’a qualifié d’«anticonstitutionnel» et discriminatoire. 

Réunis en session ordinaire à Fès, les conseillers communaux ont ainsi approuvé, à l’unanimité, des conventions de partenariat visant à doter la ville de grands projets culturels et artistiques. Ces conventions portent sur la réalisation d’importants projets pour un investissement global de 340 millions de DH, dont 35 millions de DH financés par la mairie de Fès. 
En effet, ces projets mettront à contribution plusieurs départements ministériels, ainsi que les différents Conseils élus (régional, préfectoral et communal). Ces conventions portent sur la création, en quatre ans, d’un palais de congrès, un grand théâtre, un musée, et un institut des beaux-arts. 
En détail, le palais des congrès nécessitera quelque 100 millions de DH. D’une capacité de 5.000 places, l’édifice sera construit dans la zone touristique d’Oued Fès. Participent à sa réalisation les ministères de l’Industrie (25 millions de DH), l’Intérieur (22 millions) et l’Habitat (22 millions), ainsi que les Conseils régional (20 millions), communal (9 millions) et préfectoral (2 millions). Mais qu’en est-il du projet du palais des congrès (2.400 places) du quartier Champs de courses présenté au Roi en mars 2008? «Le plan du projet privé du palais des congrès de Champs de courses sera maintenu. En revanche, il faut noter que le prix proposé par l’aménageur est très élevé», répond Mohamed El Harti, vice-maire.
Par ailleurs, le projet du grand théâtre de Fès nécessitera un budget de 100 millions de DH, avec une contribution des ministères de la Culture (25 millions), de l’Intérieur (22 millions), de l’Habitat (22 millions) et des conseils régional, préfectoral et municipal de Fès (31 millions). Selon la note de présentation dudit projet, ces fonds seront mobilisés en 2017, 2018 et 2019. Mais aucune indication n’est donnée par rapport à son endroit. 
S’agissant du futur Institut des beaux-arts, les mêmes partenaires seront appelés à contribution. Selon un montage financier, ce projet nécessitera 60 millions de DH, avec une participation du conseil communal de l’ordre de 8 millions de DH. Pour sa part, le projet du musée nécessitera un budget de 80 millions de DH qui sera couvert par le ministère de l’Intérieur (27 millions), de l’Habitat (22 millions) et des trois Conseils élus de la ville (31 millions). Quant au projet du palais des congrès, celui-ci a hérité d’une enveloppe de 100 millions de DH, impliquera les ministères de l’Industrie et du Commerce (25 millions), de l’Intérieur (22 millions de DH), de l’Habitat (22 millions) et les trois Conseils élus (31 millions). Le Conseil communal a décidé d’allouer, en deux ans, une subvention de 6 millions de DH à la préfecture de la Sûreté régionale de Fès. A l’enveloppe de la Commune, s’ajouteront une participation du Conseil de la région (8 millions) et le Conseil préfectoral (1 million), pour totaliser quelque 15 millions de DH. Ce montant permettra à l’administration de la police régionale d’acquérir des moyens de transport, du matériel informatique et des caméras de surveillance. 
En ce qui concerne le programme «ville sans bidonville», la mairie s’associe avec le ministère de l’Habitat, la Région, le Conseil préfectoral et la société d’Al Omrane pour financer l’acquisition de 100 logements à bas coût.  D’un budget de 14 millions de DH, ce projet vise le relogement de 100 ménages à Ras El Mae. A noter enfin que les bénéficiaires verseront 60.000 DH chacun.

Haro sur les cafés-chichas

Lors de la session du mois de février, le conseil communal de Fès a approuvé un arrêté organisationnel visant «l’éradication» des cafés-chichas. Non autorisés et opérant souvent avec des autorisations pour laiteries ou crémeries, les cafés servant le narguilé sont dans la ligne de mire du maire PJD de Fès. L’opération qu’il veut mener sera encadrée par la préfecture de police et la wilaya et la protection civile. Elle a été accueillie avec beaucoup de soulagement par les voisins des établissements, pour les nuisances qui leur sont causées par les odeurs nauséabondes et les mauvaises fréquentations. Enfin, la ville est déterminée pour organiser l’occupation du domaine public par les marchands ambulants et terrasses de cafés.

 

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