International

La Tunisie fait preuve de résilience

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4957 Le 09/02/2017 | Partager
l faudrait s’attendre à une reprise économique, quoique fragile
Fitch Ratings a abaissé la note de la dette
Ce que recommande le FMI
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En 2017, le redressement économique devrait se poursuivre quoiqu’à un rythme plus lent qu’attendu. La mise en œuvre de réformes fiscales structurelles dans le cadre du programme FMI ainsi que la politique d’austérité devraient entraîner une baisse du déficit public. Toutefois, la dette publique a continué de s’alourdir. La légère augmentation des prix du pétrole ainsi que les pressions baissières persistantes sur le dinar entraîneraient une hausse de l’inflation importée

L'agence de notation Fitch Ratings vient d’abaisser d'un cran la note de la dette de la Tunisie citant comme cause la chute du tourisme et le ralentissement des investissements. Fitch a dégradé de «BB-» à «B+» la note tunisienne dont la perspective reste toutefois stable. Le redressement économique devrait se poursuivre. La croissance atteindrait 2,3% en 2017 et 2,5% en 2018, selon les projections. Tunis aura besoin d'emprunter sur les marchés étrangers l'équivalent de 7% de son PIB pour faire face à ses échéances et aux besoins de son budget, assure l'agence. 

Pour Coface, il faudrait s’attendre aussi à une reprise cette année (à 2,5%, même niveau que les prévisions du FMI) quoiqu’à un rythme plus lent qu’attendu. Ceci en raison des faibles performances de secteurs d’activité clefs tels que celui de l’énergie qui reste contraint par la faiblesse des cours du pétrole et le déclin naturel des principaux champs pétroliers. L’activité touristique reprendrait légèrement suite à une hausse des touristes en provenance des pays de l’Est. En dépit d’une poursuite de la consolidation des finances publiques, l’investissement public devrait soutenir la croissance. En effet, la conférence Tunisia 2020 organisée en novembre 2016 a permis au pays de récolter plus de 15 milliards de dollars de promesse de dons et d’investissements en provenance des principaux bailleurs de fonds internationaux et des partenaires du pays. Ces investissements permettront, notamment, au gouvernement d’enclencher la première phase du plan de développement quinquennal 2016-2020, présenté en mai 2016. Il devrait inclure un ensemble de projets d’infrastructures dont l’extension des réseaux routiers et ferroviaires. 
Des actions urgentes sont nécessaires pour protéger la santé des finances publiques, accroître l’investissement public et accélérer les progrès des réformes structurelles qui ont été retardées, recommande le FMI. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale représentent une autre priorité importante. Ces initiatives permettront à l’économie tunisienne de connaître une croissance plus forte et de créer plus d’emplois. La détermination du gouvernement à avancer dans la modernisation de la fonction publique est vivement saluée par l’équipe du FMI. Des travaux ont en outre été engagés pour veiller à la santé des banques publiques et des entreprises d’Etat, établir une haute autorité indépendante de lutte contre la corruption et mettre en place des dispositifs efficaces de protection des couches de population les plus vulnérables.

 

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