Habillage_leco
International

Pétrole: Le baril pas plus haut que 60 dollars

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4956 Le 08/02/2017 | Partager
Des doutes sur le respect des quotas de production
Il est probable qu’il y aura un délai dans le processus de rééquilibrage

Les cours du pétrole évoluent au-dessus des 50 dollars depuis l’entrée en vigueur le 1er janvier des accords de réduction de la production conclus par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires dont la Russie. Si les premiers signes ont été positifs concernant le respect des quotas de production, les analystes craignent que certains pays ne manquent à leurs engagements. «En 2017, le pétrole brut cherchera à capitaliser encore sur les perspectives que le marché se rééquilibrera finalement tandis que la demande diminue pour satisfaire la demande», indique Ole Hansen, directeur de stratégie sur les matières premières chez Saxo Bank dans la note économique «la loi du rééquilibrage». Ceci en se basant sur la supposition que l’Opep et les producteurs hors Opep livreront les baisses promises et nécessaires pour rééquilibrer le marché.

Tandis que le baril de Brent devrait rester supérieur à 50 dollars au cours du premier trimestre de 2017, le marché va se concentrer de plus en plus sur la livraison des baisses de production. «Etant donné les maigres résultats de l’Opep en ce qui concerne le respect des cibles de production, le risque d’augmentation de la production en Libye et au Nigéria, la possible réponse collective des producteurs d’huile bitumineuse, il se pourrait que la trajectoire haussière avec des pics et creux plus hauts soit souvent remise en cause», indique l’expert. Ceci pourrait peut-être se produire dès le premier trimestre, en tenant compte notamment de près de 900 millions de barils en position longue si on associe le pétrole WTI et le Brent. Une position de cette taille record nécessite de maintenir une volatilité faible et respecter les objectifs. Une défaillance à ces exigences pourrait entraîner une rétroaction rapide qui entraînerait un effondrement du cours du pétrole entre 5 et 10 dollars, d’après les pronostics. Cependant, il faudrait s’attendre à ce que l’Opep et les producteurs hors Opep réduisent la production, mais pas au niveau prévu. Il est probable qu’il y aura un délai dans le processus de rééquilibrage, ce qui créera un risque de correction du prix plus tard au cours de l’année.
D’après l’analyse de Saxo Bank, «le risque du protectionnisme, d’un dollar plus fort, et de l’augmentation des coûts de financement de la dette pourrait mettre en péril les économies des marchés émergents, ce qui pèserait sur la demande en pétrole». A ceci s’ajoute le risque du rétablissement de sanctions contre l’Iran. Le marché du pétrole va probablement connaître encore cette année des mouvements importants.
En tenant compte de tout ceci, le prix moyen du Brent pourrait augmenter à 54 dollars/baril en 2017 contre 45 dollars/baril en 2016. Le prix le plus élevé de l’année (autour de 60 dollars/baril) sera probablement atteint au cours du deuxième trimestre. Le marché porté par la croissance de la production américaine et le non prolongement des réductions de production par l’Opep devrait ensuite rester dans une même fourchette.

Essor des fusions-acquisitions

LES fusions-acquisitions devraient rester dynamiques cette année dans le secteur du pétrole et du gaz. 2016 a été marquée par une hausse de 16% des transactions, à 395 milliards de dollars, selon une récente étude d’EY. Le rapprochement du français Technip avec l’américain FMC Technologies et celui des américains Baker Hughes avec la branche de services pétroliers et gaziers de General Electric (GE) ont permis au secteur parapétrolier d’enregistrer un record de 53 milliards de dollars de transactions l’an dernier (+106%).

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc