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International

«Pas de meilleur régime pour Londres après le Brexit»

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4955 Le 07/02/2017 | Partager
Paris et l’UE excluent toute relation avantageuse
La procédure de divorce sera déclenchée avant fin mars
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La Première ministre britannique Theresa May a promis de déclencher formellement la procédure de divorce avant fin mars (Ph. AFP)

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, et Bernard Cazeneuve, le Premier ministre français, ont exclu que «Londres puisse négocier une relation qui serait plus avantageuse que celle existant entre les différents pays de l’Union». Avant d’envisager ce que sera la relation future entre le Royaume-Uni et les 27, «il faut d’abord discuter des conditions dans lesquelles la sortie se fait, le faire dans le cadre des délais impartis à la négociation», a également défendu Cazeneuve. 
La Première ministre britannique Theresa May a promis de déclencher formellement la procédure de divorce avant fin mars. Dans un document publié le 2 février, détaillant ses objectifs, le gouvernement britannique a confirmé la volonté britannique de quitter non seulement l’UE, mais aussi le marché unique et la juridiction de la Cour européenne de justice. Il a toutefois indiqué vouloir garder «le meilleur accès possible au marché unique de 500 millions de consommateurs».
Le «Brexit dur» vers lequel semble se diriger le gouvernement britannique se traduira vraisemblablement par la perte du passeport financier britannique.

Ce dernier permet aux institutions basées au Royaume-Uni de proposer depuis Londres leurs services dans toute l’Europe. La plupart des grandes banques ont ainsi prévenu qu’elles réfléchissaient à déplacer certaines activités et les emplois qui vont avec sur le continent. La Haute cour de Londres a rejeté vendredi dernier un nouveau recours demandant que le gouvernement, britannique soit contraint d’obtenir l’approbation du Parlement avant de sortir de l’Espace économique européen (EEE). «Les demandes actuelles sont prématurées et, pour cette raison, la permission de demander un examen judiciaire est refusée», ont indiqué les deux juges de la Haute cour dans leur décision. Réunissant les 28 Etats membres de l’UE ainsi que la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, l’EEE est une extension du marché unique dont il reprend les principes fondamentaux de libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes.
Le vote sur le Brexit au Parlement britannique illustre à nouveau les fractures de l’opposition travailliste dont certains députés ont bravé la consigne de leur chef Jeremy Corbyn en refusant d’entériner l’examen du texte sur la sortie de l’UE. Ils ont ainsi été 47 à s’affranchir des instructions de la direction du Labour en votant contre la poursuite de l’examen du projet de loi gouvernemental autorisant le déclenchement de l’article 50 du Traité de Lisbonne. Leur vote n’a eu au final guère de conséquences, et le texte a été approuvé par 498 voix contre 114. Mais il augure de nouvelles résistances lors des débats à venir, sur le projet de loi, en particulier si les amendements de l’opposition sont rejetés. Le Labour n’en défendra pas moins sa vision du Brexit et devrait défendre des amendements demandant des garanties sur un accès au marché unique et sur la protection des droits des travailleurs.

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