Contreplaqué: Attention les chinois arrivent

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:4953 Le 03/02/2017 | Partager
Expiration du droit antidumping de 25% en juin prochain
Plus que quelques jours pour faire recours
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La bagarre entre importateurs de contreplaqué en provenance de Chine et les producteurs locaux pourrait être ravivée du fait de la prochaine expiration du droit antidumping (Ph. L’Economiste)

Instaurés en janvier 2013, les droits anti-dumping sur le contreplaqué chinois vont bientôt expirer. Le ministère chargé du commerce extérieur fait savoir dans un avis public datant du 26 janvier dernier, que la mesure de défense commerciale expirera le 4 juin 2017. Conformément aux dispositions prévues pour l'application de la loi, les producteurs nationaux peuvent présenter, par écrit, une requête pour le réexamen de ladite mesure, au plus tard 30 jours à compter de la date de publication de l’avis.

Les industriels désireux de demander le réexamen de la mesure antidumping sont donc appelés à adresser leur requête au département du commerce. «Celle-ci doit contenir suffisamment d'éléments justifiant que la levée de la mesure après son expiration entraînera probablement la continuation ou la réapparition du dumping et du dommage», précise le ministère. Contacté par L’Economiste, le management de Cema Bois de l’Atlas, leader de la filière locale et de l’interprofession n’avait toujours pas réagi au moment où nous mettions sous presse.

En effet, en mai 2011, cette société déposait une plainte auprès du ministère du commerce extérieur pour motif de dumping à l’encontre d’importateurs de contreplaqué en provenance de Chine. La filiale du groupe Safari se plaignait du fait que le contreplaqué made in China était revendu à des prix anormalement bas sur le marché local. Suite à une réunion de la commission consultative des importations, la requête de Cema Bois a été déclarée recevable, le ministère a décidé de lancer une enquête et d’auditionner les producteurs et importateurs.

Après enquête, le département du commerce extérieur a conclu à l’existence d’un lien de causalité entre le dumping causé par l’importation du contreplaqué made in China et le dommage subi par la branche de production nationale. Jugeant ce taux (25 %) insuffisant, le requérant avait bénéficié, dans un premier temps, d’un droit antidumping provisoire d’une durée de 6 mois. En vertu de l'arrêté du ministre de l'Economie et des Finances d’alors, les importations de contreplaqué originaires de la République populaire de Chine ont été définitivement soumises à un droit antidumping de l'ordre de 25% sur 5 ans.

Toutefois, l’analyse des statistiques des importations de contreplaqué ayant conduit à la mesure de défense commerciale a démontré l’existence d’origines d’importation dont le prix moyen unitaire est inférieur à celui d’origine chinoise. Mais «la requête n’évoquant pas d’autres origines et l’enquête ne pouvant être entamée que sur la base d’une requête alléguant le dumping des importations en provenance d’une origine bien définie», précise le département du commerce extérieur, l’enquêteur a limité ses investigations aux importations originaires de ce pays.

 

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