Société

Ghana/Cameroun: Un air de déjà-vu

Par Jean Modeste KOUAME Reda BENOMAR | Edition N°:4952 Le 02/02/2017 | Partager
Le problème des primes refait surface
Les Black Stars aborde sereinement les demi-finales
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PHOTO DU JOUR : La CAN est aussi l’occasion de découvrir d’autres us et coutumes. Ici, une femme gabonaise drapée dans un habit traditionnel. La Compétition est aussi caractérisée par une ambiance festive bien particulière (Ph. AFP)

L’opposition Ghana/ Cameroun de ce soir annonce un match physique et très engagé. En héritant du Ghana à l’issue du quart de finale qui l’a opposé à la RDC (2-1), le Cameroun retrouve un adversaire qu’il connaît très bien pour l’avoir eu au même stade de la compétition au soir du 7 février 2008. Ce jour-là, les Ghanéens se faisaient sortir en demi-finale de la CAN que leur pays organisait, devant leur public du stade d’Accra, par des Lions indomptables portés par un Samuel Eto’o des grands jours. Les Ghanéens affronteront ce soir le Cameroun avec sans doute les images de ce revers fourmillant dans leur tête.

Surtout qu’André Ayew et Asamoah Gyan qui faisaient déjà partie du groupe battu restent encore en activité avec la sélection. Pour ce match, les sélectionneurs des deux équipes mettront les meilleures sur le terrain. Asamoah Gyan qui avait suivi ses coéquipiers depuis le banc lors du match contre la RDC est annoncé et compte peser sur la défense camerounaise et sur un Fabrice Ondoa en pleine forme et préparé pour ce duel.

Hier, le sélectionneur du Cameroun Hugo Broos a ouvertement critiqué le montant des primes prévues par la Fédération. Selon lui, c’est insuffisant et a parlé en conférence de presse d’un «manque de respect». «Les joueurs et tout le monde dans ce groupe méritent un peu plus que cela», a déclaré le technicien belge, lors de la conférence de presse d’avant-match, en référence au beau parcours des Lions indomptables, présents contre toute attente dans le dernier carré de la compétition, malgré un groupe rajeuni et amputé de plusieurs cadres ayant préféré rester dans leurs clubs en Europe. Juste avant le début du tournoi, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) avait publié un communiqué annonçant qu’un accord avait été conclu sur le sujet des primes.

Les 23 joueurs et le staff étaient censés recevoir 15,5 millions de francs CFA (environ 24.000 euros) chacun pour leur participation au tournoi, plus 12 millions de primes (environ 18.000 euros) en cas de qualification en quarts de finale. Ce communiqué, qui louait «la bonne atmosphère et la qualité de la collaboration entre les joueurs et le staff», précisait également qu’une prime de 3 millions de francs CFA (environ 4.500 euros) était prévue en cas d’accession en demi-finale, performance atteinte après la victoire contre le Sénégal (5-4) samedi dernier.

Malgré cet épisode, Broos a insisté sur le fait que cela n’allait pas avoir de conséquence sur le rendement de son équipe contre le Ghana, finaliste de l’édition précédente. «Je crois que c’est très important de souligner que les joueurs ne sont pas ici pour avoir de l’argent. Ils sont venus ici pour faire des performances pour leur pays, pour les supporters et pour eux-mêmes», a-t-il souligné. Les polémiques sur les primes sont monnaie courante durant les CAN. Cette année, le Zimbabwe et la RD Congo ont aussi connu un problème similaire juste avant le début de la compétition.

                                                                 

Pierre Ndaye Mulamba: Son record tient toujours

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Pierre Ndaye Mulamba wa Mutumbula est  le recordman de buts marqués dans une Coupe d’Afrique des Nations, neuf  à la CAN de 1974 qui regroupait alors 8 équipes. Malade et fatigué, il vit aujourd’hui dans le dénuement à Kinshasa, comme la plupart des vieilles gloires de cette génération exceptionnelle des «Léopards», surnom de l’équipe nationale de la RDC (République démocratique du Congo).
Dix ans après son exploit au Caire où il fit pleurer les supporters égyptiens en demi-finale, Pierre Ndaye a enfin reçu une reconnaissance de la Confédération africaine de football qui lui remettra une médaille pour l’ensemble de son œuvre.
Après une longue traversée du désert, il ira vivre en Afrique du Sud où il survit grâce à des «petits boulots». Donné pour  mort en 1998 alors qu’il gagne sa vie en tant que gardien de parking (une minute de silence lui sera même dédiée à la CAN), le vainqueur de la CAN 1974 en Egypte a aujourd’hui soixante huit ans. Affublé de nombreux surnoms au fil de sa carrière (Volvo, Mustang…), il restera à jamais Mutumbula dans le cœur des Congolais. Le Mutumbula est un croquemitaine. Et si ses fans de la première heure l’ont surnommé ainsi, c’est que sur le terrain, Ndaye Mulamba ne fait qu’une bouchée des gardiens. L’attaquant vedette des Léopards est l’artisan de la qualification pour la Coupe du monde (une première pour un pays subsaharien) face au Maroc, mais surtout celui de la victoire à la Coupe d’Afrique des Nations 1974. Un record qui tient toujours, 43 ans plus tard…

 

 

 

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