Habillage_leco
Competences & rh

Recrutement/Fake CV: Détectez les mensonges de vos candidats!

Par Karim Agoumi | Edition N°:4950 Le 31/01/2017 | Partager
Des profils comportant des informations falsifiées sur les demandeurs d’emploi
Attribution de faux diplômes, gonflement des compétences techniques… les plus courantes!
Recherche préliminaire, entretien ciblé, recours à un prestataire externe… les solutions
recrutement_fake_cv_050.jpg

En matière de recherche d’emploi, beaucoup de candidats sont souvent tentés d’enjoliver leur profil afin de le rendre le plus attractif possible. Certains y intègrent même des détails mensongers pour surévaluer leurs compétences ou encore dissimuler une longue période d’inactivité. Une pratique de plus en plus courante portant le nom de «Fake CV» qui peut être détectée par les recruteurs au moyen de leur seule intuition ou encore à travers les services d’un prestataire externe. Explications.
Le «Fake CV» comporte plus exactement des informations mensongères, imprécises ou encore déformées intentionnellement afin d’induire son lecteur en erreur, nous apprend Saif Allah Allouani, psychosociologue et coach expert en bonheur authentique. Un véritable réaménagement de la réalité consistant à embellir son profil et à survaloriser ses compétences.

Les mensonges les plus fréquents portent avant tout sur les langues, et notamment l’anglais. «Il arrive ironiquement que de jeunes diplômés déclarent posséder un excellent niveau de français alors que leur lettre de motivation est truffée d’erreurs de toutes parts», confie Saif Allah Allouani. Mais pas seulement. Les candidats ont également la mauvaise manie de s’attribuer de faux diplômes, transformant une licence en master ou citant des diplômes étrangers sans mentionner qu’il s’agit de formules délocalisées, précise le spécialiste. Mentir pour «cacher» une période d’inactivité «inexpliquée» est aussi particulièrement fréquent.

Pour y parvenir, les candidats n’hésitent pas à «s’inventer» de petits boulots ou à demeurer flous sur les dates en question. Et ce n’est pas tout! Les jeunes demandeurs d’emploi ont enfin recours à divers qualificatifs pompeux pour «gonfler» les postes occupés et s’attribuer de faux  postes de responsabilité, explique l’expert. Les compétences techniques peuvent également être retouchées» et surévaluées par les candidats, se déclarant experts dans des domaines qu’ils maîtrisent à peine…
Il est possible pour un recruteur d’identifier ce type de mensonge avant qu’il ne soit trop tard et que la personne soit définitivement embauchée. Ce dernier peut tout d’abord compter sur son intuition pour les mettre en évidence, souligne Saif Allah Allouani.

En effet, bon nombre de candidats sont particulièrement maladroits et laissent apparaître sur leur CV des dates pour le moins floues ainsi que des compétences peu développées, qui deviennent alors faciles à vérifier par la suite. Il est également conseillé d’interroger directement le demandeur d’emploi sur ces «zones d’ombre» via des entretiens spécifiques et ciblés qui l’amène à se prononcer sur la réalité des compétences mentionnées, explique l’expert.

Autre démarche efficace et non des moindres, réaliser une recherche préliminaire complète visant tout simplement à comparer le profil en ligne de la personne avec son CV et à repérer les différences majeures. Lorsqu’il s’agit de postes stratégiques, il est vivement conseillé de faire appel à un prestataire extérieur garantissant la fiabilité et la crédibilité des documents proposés. Le cabinet professionnel passera en effet le profil à la loupe et garantira ainsi l’authenticité de ses informations.
Enfin, le recruteur peut faire appel à la recommandation, démarche consistant à s’entretenir avec les anciens employeurs du candidat pour s’assurer de son honnêteté.

Le risque d’être blacklisté

Les candidats faisant usage de «Fake CV» prennent beaucoup de risques pouvant menacer très sérieusement leur plan de carrière. Ils peuvent tout d’abord perdre toute crédibilité vis-à-vis de l’entreprise en question, mais également de l’ensemble des groupes du secteur, confie Saif Allah Allouani, psychosociologue et coach expert en bonheur authentique. Bon nombre d’entre eux deviendraient alors «blacklistés» et seraient associés à une mention de «menteur» au niveau des bases de données des recruteurs du marché. Mais pas seulement. Si le candidat a été recruté pour une compétence mentionnée sur son CV qui s’avère «fausse», il risque un licenciement sans indemnisation et devra même dans certains cas supporter des dommages et intérêts, confie l’expert en ressources humaines.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc