Politique

RNI: Les hommes du président

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4950 Le 31/01/2017 | Partager
Boussaid, Elalamy, Lakjaâ,… la nouvelle task force dans les régions
La région 13, consacrée aux MRE, confiée à Anis Birrou
Le respect de l’agenda surprend les membres du parti
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Avec sa task force, le président du RNI mise sur les prochaines échéances de 2021 pour faire la différence en transformant un parti de notables en une force politique de proximité (Ph. L’Economiste)

La refonte du RNI, annoncée par Aziz Akhannouch, se concrétise. Après la feuille de route lors du rassemblement d’Agadir, le nouveau président devra rendre publique la liste de sa task force. Il s’agit de la nomination des coordinateurs régionaux, pièce maîtresse dans la nouvelle architecture organisationnelle du parti. Visiblement, dans cette restructuration du parti, il s’appuie sur des profils ayant un ancrage politique régional et une proximité avec les citoyens qui leur permettent de décrocher régulièrement leurs sièges. C’est le cas de Rachid Talbi Alami, député et ancien président de la Chambre des représentants, qui prendra en charge la région de Tanger-Tétouan et Mohamed Abbou, ministre du Commerce extérieur, à la tête de la région de Fès-Meknès. Aziz Akahnnouch a tenu également à apporter du sang neuf en confiant la destinée de l’Oriental à Fouzi Lakjaâ, directeur du Budget au ministère des Finances, qui entame ses premiers pas dans la politique.

Dans cette opération de remise à neuf, le président a également fait appel à des ministres de son parti. Ainsi, Mbarka Bouaida (Affaires étrangères et de la coopération) est choisie comme coordinatrice de la région de Guelmime oued Noune et Mohamed Boussaid (Economie et des finances), à la tête de Casablanca-Settat. Le nom de Moulay Hafid Elalamy (Commerce et industrie) était cité comme le coordinateur du parti dans la région de Marrakech-Safi. A la veille de l’annonce de la liste, des membres du parti affirment que cette nomination n’était pas encore tranchée.

Un autre ministre, Anis Birrou, hérite de la «région 13», consacrée aux MRE. Le président a estimé que le RNI devait être actif dans les rangs des 5 millions que compte la communauté marocaine établie à l’étranger. Et le choix du ministre chargé des MRE et de la migration s’imposait, note un membre du bureau politique. Depuis qu’il est à la tête de ce département en 2013, il a acquis une connaissance du terrain et des réseaux associatifs très dynamiques dans les milieux de l’émigration.
En outre, Mohamed Rouzma, président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des conseillers, sera le coordinateur de la région de Laâyoune. Précision: son père est député de Tarfaya sous l’étiquette du PJD. Quant à la région de Draâ-Tafilalt, elle est tombée dans l’escarcelle de Said Chbaâtou. Après avoir été ministre MP dans le gouvernement de Jettou, il avait rejoint l’USFP en tant que député avant de le quitter  en 2015 pour rejoindre les rangs du RNI.

Quant à la région de Béni Mellal, elle sera entre les mains de Mustapha Reddad, député d’Azilal et opérateur dans le secteur touristique. De même, le président du RNI a choisi Hamid Bahja, député de Taroudant, pour être le coordinateur de la région Souss-Massa à la place de Mohamed Bouhdoud Bouhlal. Une fois cette étape bouclée, une autre commence. En effet, ces responsables régionaux ont 15 jours pour donner au président du parti la liste des coordinateurs provinciaux. En parallèle, le chantier de la révision du statut du parti est également lancé. Les membres du RNI, nouveaux et anciens, sont invités à le consulter et l’enrichir avec des propositions via le site web du parti. Cette opération doit être bouclée avant le 15 mars. Idem pour le règlement intérieur qui sera mis à la disposition dès le 23 mars. Ce respect du calendrier, une première dans la vie du RNI, déroute plusieurs membres, habitués à naviguer à vue.

Depuis son arrivée à la tête du parti, le président donne l’exemple, en respectant les dates fixées pour accomplir des tâches. Il met les choses en place pour que la nouvelle machine du RNI puisse fonctionner selon des règles modernes de management des entreprises. Il se donne les moyens pour atteindre un objectif clair: les élections législatives de 2021. D’ici là, il trace son sillon, sans s’embarrasser des autres partis politiques. D’ailleurs, depuis le début, Aziz Akhannouch n’a pas cessé de marteler qu’il «n’avait pas d’adversaires». Par contre, il veut déclarer «la guerre à la précarité, la pauvreté et le chômage». Tout un programme, sauf que le prochain challenge est de le décliner en plan d’actions. Sur ce terrain, le RNI dispose de multiples compétences pour relever le défi.

Rentabilité

Le prochain congrès, qui aura lieu sur la base du nouveau statut et du règlement intérieur, est fixé pour les 19 et 20 mai. Il sera suivi par une session du Conseil national dont le nombre sera limité à 200 membres, plus les membres de droit contre 800 actuellement. Le but est de garantir plus d’efficience et de rentabilité à cette instance. Le bureau politique, élu par le conseil national, sera composé de 40 membres en plus des membres de droit comme les ministres et les présidents des organisations parallèles.

 

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