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International

Donald Trump lance la révision de l’Alena

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4945 Le 24/01/2017 | Partager
Renégociations avec le Mexique et le Canada sur ce traité de libre-échange
L’Iran, la Syrie, le Brexit, la paix au Proche-Orient… dossiers chauds
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De l’immigration à l’énergie, en passant par la diplomatie, le président des Etats-Unis Donald Trump attaque sa première semaine au pouvoir. Il va multiplier la signature des décrets et les initiatives pour traduire dans les faits ses promesses de campagne. Après un premier week-end à la Maison-Blanche, marqué par des manifestations massives d’opposants, à Washington et ailleurs, le président républicain veut agir vite.

Il va commencer à renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) avec les dirigeants du Canada et du Mexique qu’il doit rencontrer prochainement. Entré en vigueur en janvier 1994, l’Alena, associe les Etats-Unis, le Canada et le Mexique dans une vaste zone de libre-échange. Cet accord fait partie des cibles privilégiées de Donald Trump qui l’accuse d’avoir encouragé l’exode d’emplois manufacturiers américains vers le Mexique.

La nouvelle administration républicaine a d’ores et déjà averti que si ses partenaires refusaient une négociation «qui apporte aux travailleurs américains un accord équitable», les Etats-Unis quitteraient l’Alena. Selon les statuts de l’accord, l’une des parties peut notifier aux autres son intention de le quitter, ouvrant alors une période de 180 jours pour entamer de nouvelles négociations. Si aucun nouvel accord n’est conclu, l’ancien est alors dissous.
Donald Trump a reçu hier 12 chefs d’entreprise à la Maison-Blanche, leur promettant des baisses «massives d’impôt et une réduction de 75% de la réglementation». Il a assuré aussi que la sécurité des employés et la protection de l’environnement seraient garanties.

Le président américain s’attaque aussi aux dossiers internationaux sensibles. Il a abordé le dossier iranien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors d’un entretien téléphonique au cours duquel il l’a invité à venir à Washington en février. Les deux parties ont décidé d’aborder une série de questions régionales, notamment les menaces que constitue l’Iran. Ils veulent forger aussi une vision commune afin de faire avancer la paix et la sécurité dans la région. La crise en Syrie demeure aussi une priorité. L’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a condamné dans un communiqué les projets de colonisation, appelant l’ONU à agir.

Pour la communauté internationale, toutes les colonies israéliennes sont illégales. Donald Trump avait promis durant sa campagne de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine, au grand dam des Palestiniens et de la majeure partie de la communauté internationale. Dimanche, la Maison-Blanche a cependant semblé écarter l’hypothèse d’une annonce imminente sur un tel transfert.

Sur le Brexit, Donald Trump a prédit qu’il serait «un succès» et annoncé qu’il voulait conclure rapidement un accord commercial avec le Royaume-Uni. La Première ministre britannique, Theresa May, sera reçue dans le Bureau ovale vendredi prochain. La Cour suprême britannique dira ce mardi si le gouvernement peut déclencher les négociations de sortie de l’UE sans vote préalable du Parlement, décidant de placer ou non un obstacle sur le chemin du Brexit «dur» voulu par Theresa May. Pour sa part, le Venezuela souhaite que le nouveau président américain abroge le décret de son prédécesseur Barack Obama qualifiant Caracas de «menace» pour la sécurité des Etats-Unis.

La croissance au rendez-vous

Le taux de croissance des Etats-Unis en 2017 devrait s’établir à environ 2%, le plus élevé du G7. Ceci, grâce à un fort taux de création d’emplois et à une consommation accrue des ménages, selon les prévisions macroéconomiques de PwC. Une croissance encore plus forte pourrait être enregistrée si la nouvelle administration décidait de réduire les impôts et de mettre en œuvre son plan d’investissement dans les infrastructures. L’analyse de PwC suggère ainsi que les Etats-Unis devraient contribuer à hauteur de 70% à la croissance du G7 en 2017, alors même qu’ils ne représentent que la moitié du PIB du groupement en valeur absolue.
Aussi, la Banque centrale américaine (Fed) devrait continuer d’appliquer une politique monétaire plus restrictive. En effet, selon la rapidité, l’importance et l’avancée de la mise en œuvre des plans de la nouvelle administration fiscale américaine, il est possible que la Fed resserre sa politique monétaire plus rapidement que prévu. Un des effets négatifs de cette tendance pourrait être la mise sous pression des économies qui se financent en dollars.

Trump va annoncer le retrait du TPP

Donald Trump devait signer hier lundi un décret signifiant la fin de la participation des Etats-Unis au traité de libre-échange transpacifique (TPP). Il a été négocié pendant des années par l’administration Obama et vu comme un contrepoids à l’influence grandissante de la Chine. Cette initiative sera la première décision du nouveau président républicain qui a dénoncé durant la campagne cet accord, qui «viole» selon lui les intérêts des travailleurs américains. Ce texte a été signé en 2015 mais n’est pas encore entré en vigueur. Le traité a été signé par 12 pays (Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Etats-Unis et Vietnam) qui représentent 40% de l’économie mondiale.

 

 

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