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Economie

Echanges extérieurs : Les «métiers mondiaux» ont fait le job!

Par Safall FALL | Edition N°:4940 Le 17/01/2017 | Partager
L’automobile fait désormais le quart des exportations globales
Des RH qualifiées et des mesures incitatives pour renforcer le sourcing local
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C’est en novembre que l’automobile a franchi la barre symbolique de 50 milliards de DH. Un cap significatif traduisant la montée en régime de la filière industrielle locale.

Les «métiers mondiaux» industriels confirment leur grande forme à l’export. Aux dernières statistiques de l’Office des changes à fin décembre dernier, les filières automobiles, aéronautiques et électroniques devraient boucler 2016 sur les chapeaux de roues. En valeur, l’automobile performe à 54,4 milliards de DH et conserve sa place de premier secteur exportateur du Royaume, loin devant les phosphates, avec une croissance de 11,5%. La filière assure désormais près de 25% des exportations globales du Royaume. Dans le détail, cette performance sur l’année 2016 est essentiellement portée par la hausse des ventes de la branche construction. Elles correspondent à quelque 27 milliards de DH contre 23 milliards sur la même période en 2015. La montée en régime de Renault-Dacia n’est évidemment pas étrangère à ces évolutions.

Le constructeur table sur 340.000 véhicules produits à partir de ses unités industrielles de Tanger et de Casablanca (Somaca). Ce qui devrait correspondre à une amélioration de 20% du volume global de production de l’industriel. La montée en cadence gagne aussi les filières aéronautique et électronique.  Elles se propulsent respectivement à des valeurs à l’export de 9,4 milliards et 8,6 milliards de DH, avec des variations de 14,6% et 10% par rapport à 2015. Dans l’aéronautique, en particulier, la dynamique est essentiellement portée par les démarrages d’activité chez Alcoa Fixations Casablanca, filiale locale du géant producteur mondial d'aluminium primaire et d'aluminium usiné. C’est le cas aussi pour l’américain Eaton, le spécialiste des solutions de gestion d’énergie, qui a lancé en septembre dernier un nouveau site de production au sein de la zone franche Midparc, à Casablanca. 

Toutes ces performances sont certes de nature à conforter les orientations de la stratégie industrielle du Royaume. «Les secteurs sur lesquels le Maroc a misé et investi connaissent une croissance importante au niveau mondial et sont intégrés dans des chaînes de valeur mondiales», explique Nabil Boubrahimi, chercheur et expert en commerce international. Mais les challenges restent nombreux.

«Le Maroc doit s’assurer une montée en gamme en termes de valeur ajoutée industrielle. D’autant plus que la concurrence va se développer très vite dans le continent en matière d’attractivité aux investissements», relativise l’expert. Un aspect qui mène tout droit vers cet effet d’entraînement recherché à travers l’intégration industrielle locale. «C’est indispensable: on ne peut pas augmenter la valeur ajoutée locale sans passer par cette condition locale», poursuit Boubrahimi. Enfin, l’adéquation entre l’offre et la demande en matière de main-d’œuvre qualifiée, voire du middle-management, est aussi un gros chantier sur lequel le Royaume devra très vite être au rendez-vous. 

 

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