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L’ONMT fait le forcing sur la Chine

Par Safall FALL | Edition N°:4938 Le 13/01/2017 | Partager
Promotion, aérien et formation… le plan pour drainer 100.000 touristes en 2018
Après Air France, des démarches avec Etihad et Qatar Airways
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Les touristes chinois sont surtout intéressés par les villes impériales comme Marrakech et Fès, du fait de leur intérêt historique, leur charge culturel, au détriment du balnéaire (Ph. L’Economiste)

100.000 touristes chinois à attirer dans nos villes d’ici 2018, c’est l’ambition que s’est fixée l’Office national marocain du tourisme (ONMT). Il s’agit d’une nouvelle résolution qui rentre dans la stratégie de diversification de marchés entamée par l’Office depuis plusieurs mois déjà. C’est une façon de se prémunir des contrecoups de la crise sur les grands marchés émetteurs de touristes. Si l’Office ose s’attaquer à l’Empire du Milieu, c’est parce que les signaux sont positifs. La décision royale de suppression du visa aidant, les flux de touristes chinois ont littéralement bondi.

«Ces flux ont été multipliés pratiquement par 10 depuis la levée du visa. Nous sommes passés de 600 à 700 touristes par mois à 6.000 aujourd’hui», explique-t-on auprès de l’organisme public de promotion de la destination. Mais que fait le Royaume pour se brancher à ce marché encore inconnu du monde du voyage?  Ou encore, l’offre touristique nationale répond-elle aux exigences d’une clientèle chinoise réputée 2 fois plus dépensière que celle européenne?
L’ONMT concocte déjà sa petite recette. Elle tourne autour de trois ingrédients majeurs: la promotion, l’aérien et la formation. «Le premier chantier sera de faire connaître le Maroc sur ce marché. C’est pour cela que nous sommes en train de préparer plusieurs opérations de promotion et d’image auprès des médias locaux et des acteurs prescripteurs du secteur du voyage», annonce un cadre de l’Office. L’autre axe de travail, tout aussi déterminant que le premier, sera celui de l’aérien.

Les connexions aériennes seront déterminantes pour le renforcement des flux. L’Office vient par exemple de négocier avec succès le retour d’Air France à Marrakech à partir du hub international de Paris-Charles De Gaulle. L’idée est de mettre en place une offre de liaison entre Paris et la ville ocre pour les passagers en provenance long-courrier de la compagnie française sur les capitales asiatiques. «Nous avons aussi entamé des démarches avec plusieurs compagnies du Moyen-Orient comme Etihad, Qatar Airways», annonce une source de l’Office. Le transporteur qatari, en particulier, vient d’ailleurs de prendre les devants en lançant en 2017 une nouvelle liaison pour desservir Marrakech.

L’établissement d’un vol charter direct est aussi un projet, largement soutenu par les professionnels. «Il est extrêmement important que nous disposions d’une ligne directe pour desservir le marché chinois», rappelle un membre de la Confédération nationale du tourisme (CNT). Enfin, l’Office compte déployer tout un programme de promotion et de communication auprès des principaux tour-opérateurs chinois. Mais il ne suffit pas de faire venir des touristes chinois.

L’enjeu est aussi dans les capacités du marché à leur offrir le produit qui convient à cette clientèle. C’est justement là où la formation des guides et des acteurs de l’hôtellerie devra intervenir dans les plans de l’Office. L’objectif est de relever les compétences linguistiques de ces acteurs du circuit touristique marocain.

 

 

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