Régions

Casablanca: A Hay Hassani, la fourrière déborde...

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4933 Le 06/01/2017 | Partager
Les épaves de voitures commencent à être entassées dans les rues avoisinantes
Retard sur la vente aux enchères des véhicules abandonnés
Le chaos en attendant le transfert du site à Ouled Azzouz
hay_hassani_fourriere_033.jpg

Les motos s’amoncellent au milieu des véhicules et épaves de tous genres. L’opération de vente aux enchères des véhicules abandonnés a pris un retard de 3 ans (Ph. Moufik)

La fourrière de Hay Hassani, l’une des plus importantes à Casablanca, est saturée. Le site de 1,5 hectare a visiblement atteint les limites de sa capacité d’accueil. «Nous ne trouvons plus de places pour les véhicules réquisitionnés», se plaint un dépanneur. Le site reçoit en effet les véhicules en provenance de trois arrondissements (Hay Hassani, Aïn Chock et Anfa). L’entassement est tel que plusieurs postes de police en sont réduits à garder des dizaines de voitures et motos faute de place à la fourrière. Plusieurs véhicules sont même garés à l’extérieur de l’enceinte de la fourrière.

 

fourriere_hay_hassani_033.jpg

La fourrière de Hay Hassani, qui a atteint ses limites, déborde sur les quartiers environnants (Ph. Moufik)

En cause, le retard accusé sur les opérations annuelles de vente aux enchères des épaves et véhicules mis en fourrière et non réclamés. «Aucune vente n’a eu lieu depuis 3 ans», explique le secrétaire général de l’Union des syndicats professionnels au Maroc, représentant les dépanneurs. Selon la procédure en cours, la CUC procède chaque année à l’organisation d’une vente aux enchères des véhicules abandonnés (après avoir avisé les propriétaires par un écrit). A l’exception de deux tentatives avortées, un retard de 3 ans est accusé sur cette opération de vente aux enchères. Ce blocage pourrait s’expliquer par le changement des équipes à la commune urbaine de Casablanca, mais les professionnels commencent à s’inquiéter de la situation sur le terrain. De nombreux dysfonctionnements seraient à relever. Il s’agit notamment de problèmes relatifs à l’infrastructure, au manque d’éclairage public et à l’absence des mesures de sécurité.

«Vols, insécurité, casse… les risques sont multiples sur le site de la fourrière et ses environs alors que quatre fonctionnaires de la CUC ne peuvent s’occuper d’un site aussi vaste», déplore un dépanneur. Ce dernier explique qu’il a dû payer des vigiles de sa poche pour surveiller les voitures réquisitionnées. «Je ne veux pas me retrouver à payer aux propriétaires de voitures mises en fourrière les frais de réparation des dégâts ou de vol», poursuit le même professionnel. Pour rappel, le Conseil de la ville de Casablanca a perdu son procès contre le propriétaire du terrain qui abrite la fourrière à Hay Hassani. Conséquence, les Casablancais devront s’attendre prochainement à récupérer leurs véhicules mis en fourrière soit à Dar Bouâazza, soit à la ville nouvelle Errahma. Tout dépendra du lieu d’où le véhicule a été remorqué d’Anfa ou d’Aïn Chock-Hay Hassani (cf. édition du 1er novembre 2016).

Quant au projet d’aménagement d’une nouvelle fourrière de 10 hectares à Ouled Azzouz, il serait relégué aux oubliettes. Un budget de 30 millions de DH est consacré à ce projet qui tarde encore à voir le jour.

 

L'Economiste vous conseille

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc