Politique

Gouvernement: Dernière ligne droite

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4931 Le 04/01/2017 | Partager
Une réunion de l’état-major du PJD pour trancher sur la participation de l’Istiqlal
L’Istiqlal va soutenir le gouvernement Benkirane, qu’il y participe ou pas
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Après plusieurs mois de blocage, Abdelilah Benkiranz semble se diriger vers la formation d’un gouvernement sans l’Istiqlal. Les décisions annoncées lors de la réunion du Conseil national du parti de la balance ont ouvert une issue au chef du gouvernement, qui a garanti le soutien de l’Istiqlal, «quelles que soient les perspectives des négociations» (Ph. Bziouat)

Cette semaine sera-t-elle décisive dans le processus de formation du gouvernement? Après plusieurs mois de statu quo, les choses semblent évoluer depuis quelques jours. Abdelilah Benkirane devait réunir, hier dans la soirée, son état-major pour trancher dans la participation de certaines formations.

Lors de leur dernière rencontre, Aziz Akhannouch avait soumis des propositions au chef du gouvernement. Ils devaient se rencontrer cette semaine, le temps que le patron du PJD consulte les dirigeants de son parti. Cette réunion du secrétariat général devait statuer également sur l’entrée de l’Istiqlal. Selon une source du PJD, les choses se dirigent vers la formation d’un gouvernement sans le parti de Hamid Chabat. Surtout face au refus des autres formations, en tête le RNI, de s’allier au PI. Aziz Akhannouch avait insisté sur l’importance de l’homogénéité des composantes de la majorité. D’autres chefs de partis, notamment Mohand Laensar et Nabil Benabdallah, avaient expliqué la complexité de l’entrée de cette formation au gouvernement. Hamid Chabat semble avoir anticipé cette évolution de la situation. Les décisions annoncées lors de la dernière réunion du Conseil national de l’Istiqlal ont ouvert une issue au chef du gouvernement (Cf.www.leconomiste.com). Les membres du parlement du parti ont certes renouvelé leur attachement à la participation à la prochaine équipe. Mais ils avaient aussi indiqué qu’ils se considèrent comme «faisant partie de la majorité, qu’ils entrent au gouvernement, ou pas».
Benkirane devrait ainsi compter sur l’appui des députés istiqlaliens lors du vote de confiance et de la présentation du programme gouvernemental. Aujourd’hui, il veut accélérer la cadence. Les délibérations de la réunion du secrétariat général du PJD, devront donner une meilleure visibilité concernant l’architecture de la nouvelle majorité. Les discussions devront porter sur ses autres composantes. En plus du PJD, du PPS et du RNI, la participation d’autres formations n’est pas encore définitivement tranchée. C’est le cas notamment du MP, qui avait conditionné son entrée au gouvernement par la participation du parti de la colombe. Idem pour l’UC, qui a déjà mis en place un groupe parlementaire commun avec le RNI. Globalement, la composition de la prochaine équipe gouvernementale devra s’articuler autour des partis de la majorité sortante, en plus de l’UC. Reste l’USFP, qui avait également annoncé sa volonté de faire partie du prochain gouvernement. Le parti de Driss Lachgar s’est fait discret ces dernières semaines, marquées essentiellement par les débats concernant la participation de l’Istiqlal. Quoi qu’il en soit, la détermination de la composition de la majorité permettra de passer aux choses sérieuses.
Les prochains rounds de négociations devront porter sur l’architecture du prochain gouvernement, garantissant l’efficience de l’action publique, ainsi que sur la définition des priorités du programme gouvernemental.

 

 

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