Habillage_leco
Economie

Croissance: L’année 2017 s’annonce «prometteuse»

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4931 Le 04/01/2017 | Partager
Mais l’industrie et les services ne compensent pas la perte agricole
2016: L'année à oublier
croissance_2017.jpg

La demande intérieure a progressé de 4,2% au troisième trimestre 2016 au lieu de 0,1% la même période de l’année 2015. Sa contribution à la croissance est passée de 0,1 point à 4,5 points. Dans ce cadre, les dépenses de consommation finale des ménages ont connu une hausse de 2,9% au lieu de 2,5%

Le HCP reste en phase avec sa prévision de croissance en 2016. Comme annoncé par le budget économique prévisionnel (juillet 2016), le taux de croissance atteindrait tout au plus 1,5%. Un niveau, en hausse de 0,3 point par rapport à l’estimation de la Banque centrale. (Voir encadré ci-contre).
En effet, l’arrêté des comptes nationaux au titre du 3e trimestre fait ressortir une  évolution du PIB se situant à 0,8% au lieu de 4,1% lors de la même période de 2015. C’est l’effet de la forte contraction du secteur agricole, en particulier la céréaliculture dont l’arrivée de la production coïncide justement avec le troisième trimestre. Une production qui a plongé de plus de 70% à 33 millions de quintaux. Du coup, la valeur ajoutée du secteur agricole dans sa globalité a chuté de 11,7%.  Après sa forte croissance de 13,5% lors du troisième trimestre  2015, la valeur ajoutée du secteur primaire, corrigée des variations saisonnières, a baissé de 10,9% durant la même

valeurs_ajoutee_031.jpg

Aux prix courants, le PIB a connu une augmentation de 2,8% au lieu de 6%, une année auparavant. La hausse du niveau général des prix s’est établie à 2% au lieu de 1,9%

période de 2016.  Cette évolution s’explique par la baisse aussi bien de l’activité agricole que de celle de la pêche: 1,6% au lieu d’une hausse de 15,9%. Pour le HCP, la croissance au titre de ce 3e  trimestre a été principalement tirée par la consommation finale des ménages et l’investissement. Avec toutefois, une inflation maîtrisée et une hausse des besoins de financement de l’économie.
En tête des leviers figurent les services. Le secteur tertiaire a affiché une augmentation de 2,5%, soit le double de celui réalisé durant le 3e trimestre de 2015. Les valeurs ajoutées qui ont enregistré les hausses les plus fortes ont été relevées dans l’activité de l’hôtellerie et restauration: 7,7% contre une baisse de 1,6% en 2015. Elle est suivie par les télécommunications (3,5%), les transports également 3,5% et les services rendus aux ménages et à l’entreprise. Il en est de même du commerce qui a enregistré une hausse de 1,6% de sa valeur ajoutée.   
En revanche, la valeur ajoutée du secteur industriel a connu un ralentissement de son rythme de croissance passant de 1,8% le même trimestre de l’année précédente à 0,9%. Le repli a touché l’eau, l’électricité, les activités de transformation, le BTP et les mines. (Voir tableau ci-contre).
Mais globalement, la valeur ajoutée des activités non agricoles a connu une hausse de 1,9% au lieu de 1,6% le troisième trimestre de l’année 2015.
Par contre, la contribution des échanges extérieurs à la croissance a été négative. Elle a retranché 3,7 points au lieu d’un mieux de 4 points lors du 3e trimestre 2015.

73.000 emplois perdus en un trimestre

Pour la Banque centrale, la décélération de la demande reflète une accentuation de la contribution négative des exportations nettes et un ralentissement de la consommation privée. Sur le marché du travail, la situation a été marquée au troisième trimestre par une nouvelle perte de 73.000 emplois, notamment dans l’agriculture et l’industrie. Il en est de même du taux d’activité qui a accusé un recul. Si le taux de chômage s’est replié à 9,6% contre 10,1% un an auparavant c’est grâce à la réduction du nombre des demandeurs d’emploi. Au regard de ces évolutions, Bank Al-Maghrib a revu sa prévision de la croissance pour 2016 à la baisse à 1,2%, avec un repli de 9,6% de la valeur ajoutée agricole et un ralentissement du PIB non agricole à 2,6%.
A moyen terme, la croissance devrait s’accélérer à 4,2% en 2017 et s’établir à 3,7% en 2018. La progression de sa composante non agricole devrait passer à 3,4% cette année puis à 3,7% en 2018.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc