Economie

Ces points forts du secteur financier

Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4929 Le 02/01/2017 | Partager
Les réserves de changes s’élèvent à 250 milliards de DH
Les banques et les compagnies d’assurances continuent d’être rentables
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Lors du dernier conseil de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%. Le wali de Bank Al-Maghrib considère que «le taux actuel continu d’assurer les conditions monétaires appropriées» (Ph. L’Economiste)

BANK Al-Maghrib rassure sur l’état de santé du secteur financier. Et cela suite à une analyse des principaux facteurs exogènes et endogènes qui peuvent mettre le système et sa stabilité financière en danger (risques systémiques).
Le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques* a souligné, lors de sa quatrième réunion, que le risque de la situation monétaire et financière s’est atténué en raison du renforcement des réserves internationales. A fin novembre, elles étaient estimées à 250 milliards de dirhams, soit une hausse de 13,5% par rapport à la même période de 2015. Ce matelas équivaut à 6 mois et 21 jours d’importation. Il devrait atteindre 7 mois en 2017 et 7 mois et 12 jours à fin 2018 selon les projections de la Banque centrale. A cela s’ajoute une légère reprise du crédit bancaire et de la poursuite de la tendance baissière des taux débiteurs. En effet, pour relancer la machine des crédits, le taux débiteur appliqué par les banques au troisième trimestre a diminué de 17 points de base à 5,08%. Cette mesure a favorisé l’amélioration progressive du rythme du crédit avec notamment une accélération des prêts aux entreprises. En 2017, ces prêts devraient enregistrer une hausse de 4%. Par contre, malgré cette baisse des taux, le loyer de l’argent demeure relativement cher par rapport aux taux européens. Pour la sphère bancaire, Bank Al-Maghrib relève que ce secteur préserve un bon niveau de rentabilité et de capitalisation. En revanche, son exposition au risque de taux d’intérêt, dans un contexte de forte concurrence à l’octroi de crédit, constitue une zone d’attention qui requiert de la vigilance. Les créances en souffrance pourtant en forte hausse n’ont pas été mentionnées par le Comité. Plus de 62 milliards de dirhams des créances en souffrance sont logées dans le bilan des banques à fin octobre.
Pour le secteur de l’assurance, la Banque centrale a souligné que  la marge de solvabilité des entreprises est largement supérieure au minimum réglementaire. En effet, les  prochaines exigences liées au chantier, qui consiste à passer vers un régime prudentiel basé sur les risques, devraient réduire ces excédents de marge.
A date d’aujourd’hui, ce ratio de solvabilité prend en compte uniquement le risque de souscription et il ignore totalement celui du marché. D’ici 2017, l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (Acaps) va instaurer de nouvelles règles de calcul de la solvabilité qui prendront en compte les risques encourus par les assureurs sur le marché financier.
En Bourse, le volume des transactions reste modeste. Depuis début 2016, les échanges quotidiens se limitent à 114 millions de dirhams.  En revanche, le Comité de la Banque centrale a précisé que l’accroissement du nombre de comptes titres, tiré essentiellement par la hausse du nombre d’investisseurs physiques marocains, montre le regain d’intérêt pour les placements financiers.

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*Ce Comité est présidé par le Wali de Bank Al-Maghrib et regroupe les représentants de la Banque centrale, de l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) et de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) ainsi que de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE) relevant du Ministère de l’Economie et des finances.

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