Courrier des Lecteurs

Crise de l’enseignement: Une réforme loin d’être assurée

Par L'Economiste | Edition N°:4927 Le 29/12/2016 | Partager
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■ Il faut motiver les profs!
Le système scolaire est en bien mauvaise posture, et les enseignants ne font rien pour changer la donne. Beaucoup d’entre eux ont baissé les bras depuis longtemps et manquent cruellement de motivation.
Pour réussir à appliquer la vision 2015-2030 de l’enseignement, il faudrait à mon sens commencer par motiver les professeurs en leur attribuant des signes de reconnaissance comme des certificats, des médailles ou encore des trophées. Je suis également persuadé que les parents ont un rôle crucial à jouer à ce niveau! L’absence du soutien familial porte en effet préjudice aux élèves.
Il me semble enfin essentiel de soigner l’environnement scolaire en le rendant aussi agréable et confortable que possible! Tout le monde a donc son rôle à jouer dans cette affaire et je suis persuadé qu’il s’agit essentiellement d’une question de motivation!
S.L.
■ Une feuille de route s’impose
Une feuille de route s'impose clairement dans le débat actuel des problèmes structurels que connaît l'éducation dans notre pays. On devrait augmenter le nombre de classes de l'enseignement fondamental, et ne permettre à un élève de passer à un niveau supérieur que s'il a validé tous les pré-requis du niveau inférieur. Renforcer le contrôle de la performance des professeurs et lier une partie de leur rémunération aux résultats obtenus me semblent également des démarches à suivre essentielles. Un professeur qui s'engage avec ses élèves doit être rémunéré nettement plus qu'un professeur qui ne fournit aucun effort et qui n'honore pas son contrat avec l'Etat.
N.N.

■ Le rôle des parents… essentiel!
L’absence du suivi des familles contribue grandement à l’échec scolaire! Le rôle des parents ne se réduit pas à payer l’école à la fin de chaque trimestre... Ils doivent également accompagner leurs enfants dans leur parcours scolaire, les aider à faire leurs devoirs et les soutenir psychologiquement. Un soutien essentiel à la réussite des élèves!
C.M.

                                                                                        

■ L’agro-écologie pour désenclaver les douars!
La commune rurale de Tamaguert est sérieusement menacée par les changements climatiques! Localisé à une cinquantaine de kilomètres de Marrakech, cet ensemble de 30 douars est frappé depuis quelques années par la sécheresse, poussant les agriculteurs à abandonner leurs récoltes! La solution? Opter pour l’agro-écologie! Cela revient à garantir la production d’aliments sains et sans apport de produits chimiques.
Une solution «verte» qui permettrait d’éviter l’exode rural de ces populations en leur redonnant du travail. Je pense que l’agro-écologie représente un excellent moyen de relancer les cultures vivrières de la région. Ce genre de stratégie fait également honneur au Royaume, s’accordant en effet totalement avec la logique et la politique de la COP22. Pensons sain et bio! Le développement du Maroc et son image à l’international en dépendent!
W.M.

■ Décharges publiques: Modernisons-les!
L’indice de développement d’un pays s’évalue à mon sens à la manière dont il traite ses… déchets! Et le Maroc est loin de se montrer exemplaire sur ce créneau. Bon nombre de décharges abondent en effet dans le pays, donnant lieu à des sites dignes de paysages lunaires! Il faut absolument changer la donne et vite… Ces décharges doivent toutes être réhabilitées en véritables centres de traitement des déchets dignes de ce nom. Elles doivent être transformées en sites modernes dotés d’une gestion électronique automatisée. Par ailleurs, à cause d’une urbanisation galopante, certaines doivent être «déplacées» à l’extérieur de la ville. Des mesures appliquées récemment pour la décharge de Tanger mais qui doivent être généralisées sur l’ensemble du pays.
S.C.

■ Moyen Atlas: Les habitants toujours dans le besoin!

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En ce mois de décembre, et comme chaque année, les habitants de plusieurs localités du Moyen Atlas sont clairement dans le besoin.
C’est ce que nous révèle en détail le reportage sur le sujet paru dans votre journal du 23 décembre. L’on y apprend tout d’abord que la neige et le froid provoquent de nombreuses coupures de route dans ces villages qui deviennent alors gravement enclavés! Les «survivants» doivent alors faire face à un taux de chômage élevé et à une pauvreté flagrante… Et ce n’est pas tout! Les écoles ainsi que les infrastructures de sport et de divertissement sont quasi-inexistantes.
Quant aux très rares hôpitaux présents, ils manquent cruellement d’équipements et de ressources humaines. Il faut absolument changer la donne et venir en aide à ces habitants en danger! Cela doit passer par la multiplication d’hôpitaux militaires mobiles et par le désenclavement des routes barrées. Un travail de sensibilisation doit également être mené par les associations de la société civile pour tenter de trouver des solutions d’aide le plus rapidement possible. Enfin, des vivres et des vêtements chauds doivent être régulièrement apportés à ces populations nécessiteuses.
S.N.

■ Massacre de palmiers à Casablanca: Un traitement indigne de la COP22
J’ai été particulièrement choqué lorsque j’ai appris que des palmiers étaient volontairement arrachés sur la corniche d’Ain Diab à Casablanca dans le cadre du projet d’aménagement de cette dernière.
Quelques semaines seulement après la COP22, de nombreux arbres ont été  cruellement sciés sans la moindre once de ménagement… Et ce cas de figure est loin de représenter une exception. Chaque année, des centaines d’arbres sont malmenés au cours des nombreux chantiers de la ville, notamment lors des travaux d’aménagement de la ligne du tram… C’est absolument scandaleux! La ville blanche comporte en effet peu d’espaces verts et l’on trouve tout de même le moyen de massacrer ces quelques végétaux. Il faudrait réutiliser et replanter les arbres en question dans d’autres endroits de la métropole. Si l’on continue comme cela, les casablancais de demain ne sauront plus à quoi ressemble un arbre!
K.O.

■ Bus nouvelle génération d’Oujda: Une initiative à généraliser
Le parc des bus au Maroc est dans un état des plus déplorables! Les véhicules ne sont en effet pas aux normes en matière de sécurité et ne respectent clairement pas l’environnement étant donné la quantité de gaz polluants qui sont régulièrement rejetés via leurs pots d’échappement.
Les horaires ne sont par ailleurs absolument pas respectés et le retard est devenu la règle!
La ville d’Oujda vient cependant de se doter d’un nouveau parc comportant pas moins de 70 véhicules modernes équipés de moteurs performants, de caméras de surveillance ainsi que d’une géolocalisation instantanée. Ces bus sont même dotés de rampes destinées à en faciliter l’accès pour les personnes à mobilité réduite.
Un exemple à suivre pour toutes les autres provinces du Royaume qui «souffrent» du même problème!
C.C.

■ Manque en eau potable: Les pluies sauvent la mise
Les précipitations de ces dernières semaines ont permis de remplir les barrages du Royaume et notamment celui de Tétouan, entraînant ainsi un retour à une alimentation en eau potable normale. Une bonne nouvelle qui a permis d’éviter la catastrophe de justesse. Tout n’est pas encore gagné pour autant. En effet, le volume en question est loin de satisfaire les besoins d’une ville comme Tétouan à moyen et long terme. Pour éviter à nouveau le drame, il faudrait à mon sens mettre en place des campagnes contre le gaspillage et l’utilisation non rationnelle de l’eau destinée aux citoyens.
Autre solution envisageable, réutiliser les eaux usées afin d’arroser les nombreux espaces verts du pays. Enfin, je suggère de multiplier le nombre de stations de traitement d’eau. Des solutions qui s’imposent puisque les besoins en eau potable sont essentiels à l’échelle d’un pays.
H.P.

 

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