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Justice

Gdim Izik: Les accusés devant la Cour d’appel ce lundi

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4923 Le 23/12/2016 | Partager
Ils seront jugés devant un tribunal civil après une décision de la Cour de cassation
C’est la 1re affaire après l’adoption de la nouvelle loi sur la justice militaire
Les familles des victimes se constituent en partie civile et revendiquent la réparation du préjudice
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Les familles des victimes assassinées en 2010 dans le camp de Gdim Izik, dont l’action est coordonnée par Mohamed Atertour, ont fait appel à des poids lourds du barreau comme Abdelouahed Al Ansari de l’Istiqlal, Abdellatif Ouahbi du PAM, Abdellatif Ouammou du PPS, Abdessamad El Idrissi du PJD, Aïcha Gallaâ de l’USFP, en plus de Mohamed Chahbi, ex-bâtonnier du barreau de Casablanca (Ph. Bziouat)

Nouveau rebondissement dans l’affaire de Gdim Izik. Les principaux accusés de l’assassinat de 11 membres des forces publiques et de la protection civile seront déférés ce lundi devant la Cour d’appel de Rabat. Il s’agit là de la première affaire traitée par ce tribunal après l’adoption de la nouvelle loi 108-13 relative à la justice militaire. Le renvoi à ce tribunal civil intervient après une décision de la Cour de cassation. Une bonne nouvelle pour les familles des victimes, selon l’équipe de la défense. Parmi eux, on retrouve plusieurs bâtonniers et de grandes figures de partis politiques.
C’est le cas de Abdelouahed Al Ansari de l’Istiqlal, Abdellatif Ouahbi du PAM, Abdellatif Ouammou du PPS, Abdessamad El Idrissi du PJD et Aïcha Gallaâ de l’USFP. «Les avocats ont été choisis par les familles des victimes, loin de toute considération politique», a précisé Ouahbi, avocat au barreau de Rabat. Pour lui, «c’est une occasion pour rétablir le droit des familles des victimes, dans le cadre du respect des garanties d’un procès équitable». Les accusés avaient été déjà jugés devant un tribunal militaire. «Ce qui ne permettait pas aux victimes de se constituer en tant que partie civile, dans la mesure où il s’agissait d’une juridiction d’exception», selon l’équipe de la défense. Aujourd’hui, «elles pourront suivre le déroulement du procès, faire entendre leur voix et réclamer la réparation du préjudice subi», est-il indiqué. L’idée est aussi de «barrer la route à ceux qui veulent présenter les accusés en tant que victimes dans ce dossier», a déploré Ouahbi. Or, «les autorités ont l’obligation de préserver l’ordre public. L’expression des différences ne peut pas se faire par des actes violents», a-t-il indiqué. Les familles des victimes, quant à elles, ne comptent pas lâcher prise. Elles se sont organisées au sein d’une association, dont les activités sont coordonnées par Mohamed Atertour. Il a insisté sur l’importance de cette mobilisation pour «faire face, via les moyens légaux, à la volonté de certaines parties de dénaturer ce procès». Il faut dire que les séparatistes du Polisario mènent une campagne de désinformation, en instrumentalisant l’affaire des détenus de Gdim Izik pour influencer le processus de règlement de l’affaire du Sahara. Aujourd’hui, les familles des victimes ont appelé à la mobilisation dans une «logique de rétablissement du droit et non pas dans une volonté de vengeance».

 

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