Habillage_leco
Economie

Finance participative : Les débats s’enchaînent en attendant les agréments

Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4917 Le 15/12/2016 | Partager
Discours idéologique ou politique, la seule menace face aux produits alternatifs
La discrétion persiste sur le lancement des banques
finances_participatives_017.jpg

Le Maroc affiche le taux le plus élevé en matière de bancarisation dans la région Mena. En 2015, plus de six personnes sur dix disposaient d’un compte bancaire

Acheter un billet d’avion sans connaître sa destination. C’est ce qui se passe actuellement avec la finance participative qui est en stand-by. La discrétion persiste sur l’octroi des agréments aux banques participatives. En revanche, lors du  deuxième  symposium organisé jeudi dernier par la Banque mondiale, Guidance Financial Group et la Banque islamique de développement (BID), le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaïd, a souligné que les instruments législatifs et réglementaires étaient prêts. «Nous sommes à la veille de l’annonce des premières licences de la finance participative», s’est-il engagé. La finance participative est-elle vraiment un concurrent redoutable pour le crédit classique? Le ministre de l’Economie et des Finances estime que «la seule menace qui pourrait porter atteinte à cette industrie, c’est parfois le discours idéologique ou politique».  
L’ensemble des intervenants à ce symposium ont précisé que la finance participative vient en complément de la finance conventionnelle. Et que la compétition entre les deux marchés va pousser les banques conventionnelles à innover et à réagir plus rapidement pour s’aligner avec les nouvelles offres participatives. Mais il y a peu de chance qu’elles se tirent une balle dans le pied car ce sont les mêmes qui ont filialisé cette activité. A cela s’ajoute une diversification de l’offre destinée au marché en termes de financement et de mobilisation de l’épargne. Ce qui permettrait de drainer de l’épargne qui échappe du circuit bancaire.  Une telle situation contribuera à l’augmentation du taux de bancarisation de cette catégorie de clientèle qui échappe au système ou le fréquente partiellement. La maturité du système bancaire est un élément déclencheur de l’apparition de cette nouvelle industrie. «L’introduction de la finance participative est une suite logique du développement du secteur bancaire marocain», déclare Mohamad Hammour, directeur exécutif de Guidance Financial Group, partenaire de la Banque centrale populaire.
L’expérience de 2007 qui concerne la recommandation de Bank Al-Maghrib relative aux produits Ijara, Moucharaka et Mourabaha n’a pas été généralisée dans d’autres structures. Le manque de communication et la cherté des produits ont poussé les clients à opter pour la banque classique et le financement traditionnel. En revanche, l’écosystème de la finance participative est favorable pour son développement. Une seule loi bancaire, un seul  code des assurances et un seul comité sharia  qui régissent aussi bien le conventionnel que le participatif. Un avantage qui a permis quelque part à travers cette unicité d’avoir une vision exhaustive et solide sur l’évolution du système.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc