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Par L'Economiste | Edition N°:4917 Le 15/12/2016 | Partager

Oukaimeden: Une station de ski et de… déception!

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■ Bienvenu dans l’âge de pierre

C’est la croix et la bannière pour accéder au site touristique d’Oukaimeden dans les environs de Marrakech. Étroite et vétuste, la route provinciale n°2017 donne des sueurs froides aux automobilistes. Il est préférable d’y aller de bonne heure pour ne pas se retrouver piégé au retour par une file de voiture s’étalant sur des kilomètres. Sur place, l’état des infrastructures de base est rudimentaire: des petites toilettes publiques (heureusement qu’elles existent), un parking de fortune (à 15 DH!), une restauration bon marché, mais pas toujours recommandable... Les familles avec des enfants en bas âge ont tout intérêt à être bien équipées pour leur expédition. Il n’existe qu’une seule voie d’accès et de sortie pour cette station de ski nichée dans les montagnes du Haut Atlas. Ce qui donne lieu, surtout pendant les vacances d’hiver, à un embouteillage digne d’une mé- tropole aussi bouillante et pénible que Casablanca. Il y a là de quoi gâcher votre bref séjour... et pour longtemps! Oukaimeden et Michlifen, dans les environs d’Ifrane, sont les seules stations de ski du Royaume. La notoriété de ces sites naturels dépasse largement nos frontières. Ce constat honteux et décrédibilisant doit secouer les consciences. Surtout que le ministère du tourisme nous rabâche les oreilles avec sa «Vision 2020» et ses 20 millions de touristes! Alors que le département de l’Equipement et du Transport fanfaronne à toutva avec ses projets de mise à niveau des routes nationales et de désenclavement du monde rural. Les fonctionnaires de Rabat et leurs pseudo-conseils en stratégie devraient êtres sommés de sortir prendre l’air... pour découvrir leur pays. La capillarité économique dont devaient bénéficier les régions avoisinantes grâce au développement de la ville ocre s’avère ainsi un mensonge d’Etat.

Abou Nada

■ Zéro infrastructure, zéro satisfaction

Je me suis récemment rendu en vacances à la station de ski de l’Oukaimeden. J’ai été malheureusement déçu par le manque flagrant d’infrastructures dans ce site pourtant reconnu à l’échelle mondiale. En premier lieu, la route pour y accéder est beaucoup trop étroite et regorge de trous et de crevasses. De quoi décourager le plus motivé des touristes! Il n’y a même pas de place pour s’arrêter en chemin en cas de problème… Or, le trajet dure plus d’une heure depuis Marrakech-centre! Et ce n’est pas tout. Une fois sur place, les automobilistes stationnent de façon anarchique puisqu’il y a un réel manque de parkings. Il faut absolument que la commune et la province se réveillent pour doter ce lieu célèbre d’une infrastructure convenable.

O.M.

Décharges publiques: Au secours, la COP 22

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■ Stoppons l’hémorragie Médiouna! 

La décharge de Médiouna à Casablanca pose un véritable problème au Maroc. Lancée il y a de cela près de trente ans, elle est devenue une véritable plaie au sein du royaume, accumulant à elleseule pas moins de 25% des déchets du pays. Il faudrait absolument trouver et mettre en œuvre des solutions pour en finir avec ce problème. Par exemple, l’on pourrait généraliser le tri sélectif, même si cette démarche ne fait pas véritablement partie de la culture marocaine. Il faudrait également que la collecte soit répartie sur l’ensemble des communes, ce qui éviterait un tel amoncellement d’ordures et de déchets. A bon entendeur salut!

A.A.

■ Deroua: La santé des habitants en danger

La ville de Deroua à Casablanca comporte une gigantesque décharge à ordures d’une superficie de 2,5 hectares en plein cœur de l’espace urbain. Des milliers de tonnes d’ordures y sont tassés et brûlés chaque jour, menaçant gravement la santé des habitants ainsi que les usagers de l’aéroport Mohammed V. Comment se fait-il que les autorités de utelle, notamment celles de l’urbanisme, aient autorisé la construction d’un complexe immobilier de 3.393 logements à seulement 350 mètres d’une décharge?

A.S. de l’Association Janane Deroua

■ Quand le ministère détruit l’enseignement supérieur

J’ai constaté dernièrement une multiplication des universités privées qui m’inquiète. Ces établissements, dont les frais de scolarité s’élèvent à plus de 70.000 dirhams par an, représentent une véritable menace pour les universités publiques qui n’ont pas les moyens de les concurrencer. Le message est clair: pour avoir de la qualité, il faut payer! Pour l’octroi des autorisations, le ministère exige par ailleurs des normes internationales à respecter. En revanche, il ferme les yeux sur ses «mauvais élèves». Le ministère de l'Enseignement supérieur est-il donc en train de démolir son produit pour encourager la privatisation? Quoi qu’il en soit, l’augmentation du chômage des jeunes diplômés, le manque de professeurs et la dégringolade de la qualité des études sont autant de facteurs qui expliquent cette crise «programmée» de l’université publique.

J.O.

■ Gratuité de l’école: Arrêtons de créer la zizanie!

Comme à leur habitude, quelques syndicats et médias partisans sautent sur n’importe quelle occasion pour se positionner en «défenseurs du petit peuple». Les réactions engendrées par la proposition d’introduire des frais d’inscription dans le

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supérieur et le lycée en est la parfaite illustration. Au lieu de s’inscrire dans un débat constructif et de présenter des alternatives, ils n’ont fait que déformer la réalité et distiller de fausses idées dans l’esprit des gens. Dans ce contexte sensible de vide gouvernemental, il est irresponsable d’attiser les tentions en surfant sur des sujets de frustration des populations. Cela ne servira personne, encore moins la réforme de l’éducation, qui depuis toujours, est victime de surenchères et de manœuvres politiciennes.

A.Z.

■ Centre de Maarif: Mieux vaut tard que jamais!

Il était grand temps que le centre du quartier Maarif à Casablanca bénéficie d’une véritable cure de jouvence. Les pavés des trottoirs sont dans un état désastreux et les rues sont sales et délabrées! C’est tout simplement honteux que des quartiers prestigieux d’autrefois soient aujourd’hui totalement abandonnés à leur sort. Regardez dans quel état se trouvent la fameuse rue de Jura ou la place Ben Barka. J’ai appris qu’une campagne d’asphaltage et de carrelage est actuellement menée et que des parkings souterrains sont envisagés pour aérer les zones piétonnes. Néanmoins, l’entretien de ces quartiers doit être régulier! Il ne faut pas attendre que leur état se dégrade avant d’agir. Agissons tous les jours. Comment? Et bien en veillant à éduquer le citoyen pour qu’il apprenne à prendre soin de ces lieux. Changeons la donne et vite!

S.P.

■ Ouverture du parc Belvédère: Tout ça pour ça!

A Belvédère, le parc Palestine qui vient d’ouvrir au public (cf. édition du 25 novembre 2016) est joli certes (verdure vu de l’extérieur), mais ces quelques arbres ne justifient pas les coûts soi-disant engagés et les 3 ans de travaux pour un résultat de «kouwer ou 3ti l3wer». De plus, le bâtiment de réinsertion des prisonniers (déserté) aurait pu être transformé en bibliothèque!

ZAZ

■ Trémies de Tanger: Pour une circulation plus fluide!

La ville de Tanger comportera plusieurs nouvelles trémies dans les mois à venir et c’est tant mieux ! Cela permettra de fluidifier la circulation dans la ville du détroit. Il faudrait réaliser des plans de réaménagement des axes de circulation dans l’ensemble des métropoles du pays. En effet, des embouteillages aux accidents en passant par la trop forte densité du trafic, ces villes sont largement handicapées et cela rend le quotidien des habitants invivables. Que font les wilayas et les gestionnaires de ces villes? Agissons et rapidement!

H.H.

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