Primary tabs

Entreprises

Un colloque sur l'écosystème PME

Par Amin RBOUB | Edition N°:4914 Le 08/12/2016 | Partager
Rendez-vous les 9 et 10 décembre à l'Iscae
Un incubateur en projet

Un think tank international sur l'entrepreneuriat!  C'est la première rencontre du genre organisée par le groupe Iscae. L'Institut supérieur de commerce organise un colloque suivi d'une série de conférences-débats  autour de: «L'entrepreneuriat et le développement des PME dans le monde», ces 9 et 10 décembre.  L'événement verra la  participation de  150 personnes issues de plusieurs pays européens et africains. «Ce colloque réunira l'ensemble des acteurs de l'écosystème de l'entreprise avec le ministère, la CGEM, Maroc PME, le secteur bancaire, la CCG, universités, écoles de commerce...», tient à préciser Tarik El Malki, directeur du développement des relations internationales et de la recherche scientifique du groupe Iscae. L'enjeu est de faire l'état des lieux sur l'importance de l'entrepreneuriat au Maroc, l'action des pouvoirs publics ainsi que les différents acteurs de ce qui doit être entrepris à l'avenir, analyse El Malki.  
Selon le comité d'organisation, l'événement se fixe comme principaux objectifs de faire le point sur la recherche dans le domaine de l'entrepreneuriat, un domaine en pleine expansion sur le plan académique. Il s'agit aussi d'étudier les meilleures pratiques en matière de promotion de l'entrepreneuriat au Maroc et dans le monde. En fait, ce débat d'idées intervient dans le cadre de la nouvelle vision du groupe intitulée «Iscae 2020». «Cette vision a pour mission d'inscrire le développement de l'entrepreneuriat et des TPME en particulier comme étant des axes de son développement stratégique, à travers la mise en place d'un écosystème dédié», explique El Malki. Sur le plan académique, le groupe a mis en place des modules obligatoires d'entrepreneuriat et de leadership dans les cours de la Grande école. L'enjeu étant de sensibiliser les étudiants à l'importance de ces thématiques. «Nous venons également de lancer un mastère spécialisé dans le développement  des affaires», annonce Tarik el Malki. Sur le plan opérationnel et pratique, le management dit avoir la conviction que l'entrepreneuriat ne se décrète pas et ne s'apprend pas uniquement dans les manuels scolaires, mais également à travers la mise en oeuvre de projets pratiques. «Nous sommes en train de monter un incubateur universitaire au sein de notre campus à Sidi Maârouf. Ce projet sera annoncé incessamment», précise le directeur Développement. L'incubateur de l'Iscae aura pour principale mission d'accompagner les projets sélectionnés sur le plan de la méthodologie (études de faisabilité, business plan...), du développement de compétences personnelles, du mentoring, du développement de réseaux... L'intérêt est de «former progressivement une nouvelle élite nationale, voire africaine qui s'inscrit dans la nouvelle vision des pouvoirs publics en matière industriel, notamment le plan d'accélération industrielle». Le volet recherche est également développé. D'ailleurs, l'Iscae a créé une chaire sur la PME dont l'objectif est de contribuer à la recherche scientifique autour de thématiques liées au financement, l'innovation, la transmission, l'entrepreneuriat féminin... Des partenariats sont déjà établis avec des organismes tels que AWB, Maroc PME...

Des atouts, mais aussi des limites

De l'avis de l'économiste Tarik El Malki,  le Maroc a réalisé des progrès ces 15 dernières années, en matière de développement industriel en général et de PME en particulier, à travers la mise en place de politiques sectorielles... S'y ajoute la récente promulgation du statut de l'auto-entrepreneur dont l'objectif est de lutter contre l'économie informelle. Sauf que l'on s'interroge sur sa capacité à juguler un phénomène endémique qui est aussi une source de déstabilisation pour le tissu industriel.  Ce qui entrave le développement industriel qui peine à se consolider. Les freins au développement des PME sont encore multiples. De l'avis d'El Malki, sur le plan technique, les limites sont plutôt liées à la gouvernance qui reste mal appréhendée par la PME, la faiblesse de la capitalisation financière qui constitue une entrave à l'investissement productif, le faible degré en termes d'investissement, ou encore la faible capacité d'insertion des PME sur les marchés mondiaux à cause d'une offre produits à faible valeur ajoutée.  Les limites sont aussi à caractère culturel. «L'entrepreneuriat n'est pas suffisamment valorisé dans notre pays, car il demeure associé à la peur de l'échec. Or, la société marocaine est assez conservatrice et se complaît dans une sorte de conformisme», estime Tarik El Malki.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc