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Timar en duo sur les «autoroutes de l’export»

Par Safall FALL | Edition N°:4914 Le 08/12/2016 | Partager
Le logisticien s’associe avec le cabinet Etic Consult sur ce projet de l’AMDL
Au moins quatre «autoroutes de l’export» à lancer et des chaînes logistiques à optimiser
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Tous les maillons de la chaîne seront étudiés. De l’entrée des marchandises aux ports et aéroports de départ, jusqu’à leur sortie des terminaux d’arrivée (Ph. L’Economiste)

Le deal est bouclé. L’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) vient de confier au groupement Etic Consult/Timar Afrique le contrat d’assistance technique pour la conception des «autoroutes de l’export». Le concept est explicite. Il consiste en la mise en place d’un minimum de quatre «couloirs logistiques intermodaux entre le Maroc et ses partenaires commerciaux internationaux», permettant le convoyage rapide et efficace des flux de marchandises dans les deux sens, à l’import comme à l’export. L’idée est de passer outre «les barrières naturelles et les obstacles géographiques et administratifs», selon l’agence, qui plombent la compétitivité logistique de certains secteurs d’activité exportateurs. C’est de là d’ailleurs que devrait partir le travail du consortium. Le groupement devrait d’abord diagnostiquer les performances des flux logistiques import-export sectoriels, dont les volumes et valeurs potentiels présentent un intérêt à la création d’autoroutes de l’export. Pour les secteurs qui n’en auront pas besoin, le contrat prévoit un second volet d’optimisation des chaînes logistiques Door-to-Door existantes. Là, le travail du consortium visera à rehausser la performance des chaînes logistiques sectorielles. Les aspects de régularité, de coûts opérationnels et de délais seront particulièrement portés à la loupe.
Ce projet est, en fait, la déclinaison opérationnelle du contrat-programme logistique Etat-CGEM signé en mai 2014. Les deux parties se sont en effet engagées à promouvoir les projets de développement et d’optimisation des chaînes logistiques à l’import et à l’export. La réduction des délais et des coûts, le relèvement de la qualité de service et des opérations aux frontières et l’amélioration de la traçabilité des flux, en sont les principaux enjeux. Tout cela devrait permettre, à terme, de relever la compétitivité logistique globale du Royaume. Le Maroc a établi plusieurs accords de libre-échange, notamment avec l’Union européenne et les Etats-Unis. Un autre traité est encore en négociation avec le Canada. S’y ajoute le renforcement des échanges avec les partenaires commerciaux subsahariens. La logistique est souvent citée dans la liste des facteurs qui font que les exportateurs marocains ne profitent pas encore du plein potentiel de cette politique de commerce extérieur libéralisé. De plus, avec le mauvais scoring obtenu par le Maroc au dernier indice de performance logistique de la Banque mondiale - le pays a perdu 24 places en occupant le 86e rang/160 Etats - le Royaume a tout intérêt à boucler rapidement ses devoirs pour rejoindre les bons élèves en la matière.

 

 

 

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