Politique

Gouvernement : L’attentisme s’installe

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4913 Le 07/12/2016 | Partager
Le RNI n’a pas encore tranché sa position
L’Istiqlal attaque Akhannouch via son journal Al Alam
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La dernière rencontre entre Abdelilah Benkirane et Aziz Akhannouch ne semble pas avoir désamorcé la crise. Aucune évolution n’a été enregistrée depuis. Les deux hommes n’ont pas encore repris langue, au moment où chacun semble camper sur ses positions (Ph. L’Economiste)

Le processus de formation du gouvernement s’enlise dans l’attentisme. Abdelilah Benkirane et Aziz Akhannouch n’ont pas encore repris langue. Pourtant, une rencontre entre les deux hommes, la semaine dernière, a été considérée comme un premier pas pour désamorcer la crise. Même si elle ne s’est pas soldée par un calendrier précis pour la reprise des discussions.
Aujourd’hui, «aucune nouveauté n’a été enregistrée concernant les négociations pour la formation du gouvernement», assure une source proche du dossier. De retour de Madagascar, le président du RNI s’est penché sur la restructuration interne de son parti. Après la première étape à Tanger, Akhannouch a repris sa tournée dans les régions, pour rencontrer les responsables des coordinations locales.
Lundi dernier, il avait présidé un meeting en présence des Rnistes de la région de Rabat-Salé-Kenitra. Certes, cette réunion était dédiée aux questions internes. Mais l’intervention du patron du parti de la colombe a été aussi marquée par des messages concernant les perspectives de la formation du gouvernement. Il en ressort que le parti semble ne pas avoir encore tranché sa position. Akhannouch a indiqué que les choses «sont encore au stade des discussions». En face, Benkirane continue de s’accrocher à l’Istiqlal, qui constitue l’un des principaux points de désaccord avec le président du RNI. Celui-ci aurait insisté sur l’importance de la cohérence de la majorité, afin d’assurer une bonne synchronisation de l’action gouvernementale. De son côté, l’Istiqlal continue de souffler sur la braise, via son journal Al Alam. Dans un éditorial, le journal officiel du PI s’attaque à Akhannouch, l’accusant de «manœuvrer», pour «prendre en otage Benkirane et son parti».
Aujourd’hui, la reprise des négociations risque de connaître un nouveau retard. Abdelilah Benkirane est en deuil, suite au décès de sa mère, dans la soirée du lundi. Durant la journée du mardi, le domicile du chef du gouvernement, au quartier des Orangers, a connu l’affluence de plusieurs responsables, venus présenter leurs condoléances. Cette occasion douloureuse pour la famille Benkirane pourrait aussi favoriser des rencontres avec des chefs de partis, dans ce qui est communément appelé «la diplomatie des funérailles».

 

 

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