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Culture

Festival du film de Marrakech : La compétition fait rage et les hommages pleuvent

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4913 Le 07/12/2016 | Partager
Hommage à Paul Verhoeven
Le cinéma russe également à l’honneur
Le jury planche sur 14 films pour une Étoile d’or
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Sur la scène du Palais des Congrès, le 16e Festival du film de Marrakech a braqué les projecteurs sur le travail du réalisateur néerlandais Paul Verhoeven. Il reçoit un hommage pour sa légendaire filmographie entre les blockbusters «Robocop» et «Total Recall», le sulfureux «Basic Instinct», ou encore son dernier long métrage «Elle», projeté hors-compétition (Ph. Bziouat)

Jour d’hommages. Sur la scène du Palais des Congrès, le 16e Festival du film de Marrakech a braqué les projecteurs sur le travail du réalisateur néerlandais Paul Verhoeven. C’est Isabelle Huppert, amie du FIFM et présidente du jury en 2014, qui lui a remis le prix pour une légendaire filmographie entre les blockbusters «Robocop» et «Total Recall», le sulfureux «Basic Instinct», ou son dernier long métrage «Elle», projeté hors-compétition, avec Huppert à l’affiche. Pour ce film, la comédienne française vient de recevoir à New York le Gotham de la meilleure actrice. Le cinéma russe est aussi en vedette cette année. Menée par le réalisateur Karen Chakhnazarov, la délégation, invitée pour cette 16e édition, réunit le scénariste et poète Iouri Arabov, déjà récompensé à Cannes ou à Venise, le célèbre réalisateur Sergueï Bodrov, des comédiennes, comédiens et directeurs artistiques. Parmi eux également, Pavel Lounguine, deux fois auréolé à Cannes, et qui a fait partie du jury du FIFM en 2007. Pour cette édition, le réalisateur de «Taxi Blues» anime, ce mercredi, une des 3 master class au programme. L’histoire du cinéma russe reflète les profonds changements de la société. Rebondissements, censures, nouvelles idéologies, désorganisations et reconquêtes s’alternent et se bousculent. Les festivaliers ont l’occasion à Marrakech de parcourir en salle des décennies qui ont fait le 7e art de ce vaste pays. «Le cuirassé de Potemkine», «Ivan le terrible», «Quand passent les cigognes», et les tout derniers, sortis cette année, «The duelist» d’Alexeï Mizguirev, et «Zoology» d’Ivan I. Tverdovsky qui fait partie des 14 films en compétition.
Présidé par Béla Tarr, le jury planche actuellement sur la sélection des longs métrages qui se disputent le grand prix du festival, l’Etoile d’or. Il devra choisir entre la fin de l’adolescence dans «Heartstone», l’amour fusionnel de «L’histoire d’une mère», ou le thème brûlant de la peine de mort abordé dans le film d’Oliver Schmitz «Shepherds and butchers». Autant d’œuvres cinématographiques à départager, qui racontent chacune à sa manière les préoccupations des jeunes auteurs internationaux.

Verbatim du jury

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■ Le président Béla Tarr, réalisateur hongrois
«Je n’ai pas l’habitude d’aller dans un festival. J’ai mis du temps avant d’accepter de présider ce 16e jury. Je suis ici pour des films authentiques».

 

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■ Bruno Dumont, réalisateur français
«C’est toujours un plaisir de rencontrer des gens du cinéma que l’on ne connaît pas encore. Nous allons échanger sur les sensations que les films en compétition ont provoquées en chacun de nous, alors même que nous venons d’horizons très différents».

 

■ Jason Clarke, comédien australien
«Je tente toujours de voir un film comme si c’était le premier. J’y puise de l’inspiration pour mes rôles. Il m’arrive d’éteindre le son, d’enlever les mots pour ne garder que les images. C’est une autre expérience. Un grand film peut se voir 100 fois et provoquer à chaque visionnage de nouvelles émotions».

 

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■ Fatima Harandi, comédienne marocaine
«Comme je ne regarde pas beaucoup de films dans ma vie, le festival de Marrakech me permet de voyager avec des réalisateurs et acteurs étrangers. Je suis une femme simple. J’aime les gens -je n’aime pas parler de public- et du coup je suis aimée en retour. Le cinéma marocain évolue et va continuer à évoluer. Je suis heureuse de voir nos images traverser les frontières».

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■ Bille August, réalisateur danois
«Un film nous montre l’âme profonde des gens, d’où qu’ils viennent. Une bonne manière d’apprendre sur la vie».

 

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■ Lisandro Alonso, réalisateur argentin
«J’aime poser mon micro et ma caméra dans des endroits où je ne suis jamais allé. Faire un film est une excuse pour découvrir des gens et des lieux différents. Voir un film repose sur cette même démarche».

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■ Kalki Koechlin, comédienne et scénariste franco-indienne
«Je pleure, je ris, j’ai peur… comme n’importe quelle spectatrice, mais depuis que je suis actrice, je mesure toute la difficulté qu’il y a à réussir une scène. Tout ce que cela demande comme risques».

 

 

 

 

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