Economie

Banque mondiale/Parlements : Le Réseau Mena se renforce à Tunis

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4910 Le 02/12/2016 | Partager
Le Maroc place le chômage des jeunes en tête des priorités
Une plateforme d’échange d’expériences et de solutions
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 Le tandem Neila Tazi et Abdelilah Hifdi plaident le dossier du chômage des jeunes devant le Réseau parlementaire Banque mondiale et FMI (Ph. N.T.)

Un grand évènement pour le Maroc et la région Mena. C’est à travers le lancement du Chapitre Mena du Réseau parlementaire Banque mondiale et FMI. La rencontre qui a démarré hier jeudi à Tunis et se poursuit ce vendredi a connu la participation de deux représentants marocains, Neila Tazi, vice-présidente de la Chambre des conseillers et Abdelilah Hifdi, président du groupe CGEM à la même Chambre. Il s’agit d’une  plateforme dédiée aux  parlementaires de la région pour échanger les expériences sur les meilleures pratiques pour valoriser au mieux leurs rôles en termes législatifs et de contrôle de l’exécutif. Pour Neila Tazi «le lancement du Réseau parlementaire sur les chapitres régionaux et locaux de la Banque mondiale et du FMI (MENA) est essentiel au regard des bouleversements que connaît la région». Surtout que de nombreux pays sont en phase de mutation et de construction démocratique. D'où l’intérêt de créer des synergies entre les institutions, le législateur et les objectifs économiques, est-il expliqué. En tête de ces objectifs figure la question cruciale du chômage des jeunes. C’est sur ce dossier que la délégation marocaine veut tirer profit en termes de solutions et de financement.
D’ailleurs une session spéciale a été consacrée à la question. Elle tient aux opportunités d’encourager l’entrepreneuriat des jeunes à créer des emplois. Quels sont les principaux défis auxquels sont confrontés aujourd’hui les jeunes de la région Mena? Quel impact économique et social du chômage des jeunes et quelles solutions peut-on y apporter? Autant d’interrogations qui ont suscité un débat animé. Un autre atelier s’est également intéressé aux priorités ciblant la gouvernance et les réformes économiques. En quoi ces réformes peuvent-elles résorber ou atténuer le chômage? C’est la grande question soulevée par les parlementaires de la région.  
Fondé en 2000, le Réseau est une organisation indépendante non gouvernementale. Il offre actuellement une plateforme pour les parlementaires de plus de 140 pays dans l’objectif de promouvoir une plus grande transparence dans la coopération au développement. De par son secrétariat international et ses chapitres régionaux, le Réseau rassemble 1.500 parlementaires des quatre continents. Il s’appuie sur l’aide multilatérale et le mode de fonctionnement du groupe Banque mondiale, du Fonds monétaire international et de gros bailleurs de fonds. Au final, c’est une plateforme pour s’assurer la traçabilité de l’investissement via le contrôle des parlementaires.

 

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